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2. Sur ce point M. Cliuqucl me paraît se contredire un peu. [Slendhal-Beyley p. 14 et p. 57.)
prêtres tout en suivant pieusement les ofTices, qu'il se moqua de la Bible avant de renoncer au dogme catholique. Mais de cette incrédulité grandissante nous n'apercevons que des épisodes.
Le petit Beyle n'avait sans doute jamais réfléchi au Dieu qu'on lui faisait prier, quand sa mère mourut. On se rappelle ^ le mot imprudent que dit un prêtre devant lui, et l'instinctive révolte de l'enfant. En apprenant que la mort d'Henriette Gagnon « venait de Dieu », Beyle lit pour la première fois usage de sa jeune raison, et découvrit le pessimisme. — Vigny, plus tard, tirera de prémices analogues semblable conclusion. — Il maudit un Dieu assez méchant pour enlever aux enfants leur mère.
Raisonnement simpliste, que nous verrons Beyle reprendre, quand il aura vingt ans. Ce naïf blasphème n'était pas encore de l'incroyance ; c'était pire peutêtre : de la rancune et de la haine. A l'origine de son impiété nous retrouvons l'àme passionnée de Beyle, et son cœur toujours indigné.
Cette première impression fut sans doute fâcheuse pour la piété de Beyle. La religion s'associait à la grande douleur inoubliable de son enfance, non point avec le prestige d'une consolatrice, mais sous les odieuses couleurs de l'injustice et de la cruauté.
Et presque aussitôt cette même religion va lui apparaître comme la complice de toutes les tyrannies qui opprimaient son enfance. Voir Chérubin Beyle plein de piété, et Séraphie la dévote la plus en crédit de la ville, c'était assez déjà pour donner à Beyle le goût de l'incrédulité. Par surcroît, ils accablaient l'enfant de pieuses homélies : « ... j'étais absolument comme les peuples actuels de l'Europe, mes tyrans me parlaient toujours avec les douces paroles de la plus tendre sollicitude, et leur plus