‹ La jeunesse de StendhalChapitre 186 sur 288 · LES BELLES-LETTRES · texte numérisé non relu

LES BELLES-LETTRES

i\/. Dithoiù-Fontanelle. — Les premiers essais dramatiques d'Henri Beyle^ Racine et Shakespeare.

K M. Fontanelle était trop brisé par le malheur et par le caractère de sa diablesse de femme pour être enthousiaste, il n'avait pas la moindre étincelle du feu de M. l'abbé Ducros ; aussi n'eut-il guère d'influence sur mon caractère. »

(H. Br., II, 17.)

Jean Gaspard Dubois-Fontanelle faisait figure d'homme célèbre quand, à soixante ans, il fut nommé professeur de belles-lettres dans sa ville natale ^. Son bagage littéraireétait pesant, encombrant inême. Ses œuvres comptaient déjà une trentaine de volumes, sans parler de nombreux articles dans la Gazette des Deux-Ponts, le Journal de Panckoucke ^, le Mercure et la Gazette de France. Depuis qu'il avait débuté chez Fréron, il s'était essayé dans bien des genres, il avait écrit des comédies et des tragédies, une Vie de P. Arétin, des Contes philosophiques et moraux, comme Voltaire et Marmontel, des romans d'aventures et des récits de voyages, comme l'abbé Prévost ; il avait traduit Ovade ^ et traduit des romans anglais. Enfin i!

1. Né à Grenoble en 1737, il mourut en 1812. Il s'appelait tout simplement .1. G. Dubois. — Voir la notice qu'a faite sur lui M. J. de Crozals, dans, son étude sur la Faculté des Lettres de Grenoble [Bullet. de l'Acad. Delphinale, 189G) ; etH.Br., II, 13 et suiv.

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