Pauline Beyle devait trouver dans cette famille un mari
2. Cette promenade a été modifiée, dans la partie précisément qui se trouve devant la demeure des Gagnon. On y a dessiné un jardin anglais assez banal, orné de statues, de bassins et de cygnes. Mais la longue terrasse classique qui forme le fond du jardin, et le parterre aux lignes droites qui fait face à la mairie, doivent être à peu près tels que les a vus Beyle.
3. Cette tradition, acceptée par Beyle, est d'ailleurs contestée par les historiens de Grenoble.
4. Au moins les jours de fête républicaine ; les archives de la ville possèdent encore les comptes des musiciens.
arrosait ses fleurs en causant botanique ; ou bien il taillait ses vignes ^.
Ne seraient-cc pas ces mêmes vignes qui, aujourd'hui encore, montent et s'attachent à une vieille armature de bois, sur la droite de la terrasse, tandis qu'à gauche, vers le Jardin de Ville, les amis de Stendhal ne pourront retrouver sans attendrissement d'antiques caisses fort dépeintes, et ce même portique aux légères arcades de châtaignier ^ que bâtit, sous les yeux de l'enfant, « un menuisier nommé Poncet, bon ivrogne... assez gai », qui devint l'ami de Beyle, « car enfin avec lui » il trouvait « la douce égalité ».
Les soirs d'été, quand le soleil baissait à l'horizon, toute la famille allait s'asseoir sur la terrasse ; mais bientôt l'enfant et son grand-père s'y trouvaient seuls. La montagne de Sassenage et le rocher de Yoreppe détachaient leur masse violette sur le ciel flamboyant, puis s'assombrissaient peu à peu au milieu du couchant plus pâle ^. Tout près de là, dans la tour aiguë de Saint- André, on entendait bientôt sonner les cloches, au crépuscule finissant ; et c'était pour le petit Beyle toujours « une vive