III. — LA CRITIQUE MODERNE
Ab. Giuseppe Cadorin, Dello Amore ai Veneziani di Tiziano Vecellio Venise, 1833.
Opuscule sur les maisons habitées par Titien.
J. Gilbert, Cadore , or Titians Coantry, Londres, 1869.
Croit pouvoir identifier certains paysages des peintures de Titien et les reconnaître dans les sites du Cadore. Ses démonstrations et croquis sont toujours intéressants mais rarement probants.
J. A. Crowe e G. B. Cavalcaselle, Titian : his life and times. 2 vol., Londres, 1877, édit, italienne. Florence, 1877.
Voici le premier effort de l’histoire moderne pour reconstituer la carrière de Titien et la replacer dans son milieu. Aussi cet ouvrage, dans l’ensemble, a-t-il fixé pour les modernes la physionomie de Titien, la chronologie de ses œuvres principales. La plupart des biographies écrites depuis ce livre considérable paraissent l’avoir pris pour point de départ. Cependant l’acceptation de la date de naissance traditionnelle (1477) aboutit à bien des étrangetés dans la reconstitution chronologique de l’œuvre de Titien pendant sa jeunesse. Il faut, à tout prix, supposer qu’il a peint avant 1508, la première date connue d’une de ses œuvres, les fresques du Fondaco dei Tedeschi; Crowe et Cavalcaselle font entrer à tout hasard quelques peintures douteuses dans cette longue période qui embrassela première trentaine de la vie du peintre, qu’il est impossible de laisser vide. Et l’on voit ainsi le tableau de la galerie Borghèse, P Amour sacré et l'Amour profane, situé dans les années antérieures à 1500.
M. Thausing, Tizian und die Herzogin Eleonora von Urbino. Zeitschrift. /. bild. Kanst. XIII (1878), p; 257 et suiv., 305 et suiv.
Gaetano Milanesi, Commentaire aux Vies de Vasari. Florence, 1879. Giovannelli Morelli (Ivan Lermolieff), Le opéré dei maestri italiani nelle gallerie di Monaco, Dresda e Berlino. lre édition, Leipzig, 1880; trad. ital. Bologne, 1886: 2e édit, allemande, intitulée : Kunstkritische- Studien über italienische Malerei. Die Galérien zu München und Dresden , Leipzig, 1891.
C est dans cette étude que Morelli montre que la Vénus de Dresde, attribuée alors à Sassoferato est une œuvre de Giorgione. D’autre part, il attribue à Giorgione la Vierge avec saint Antoine et saint Roch de Madrid. Enfin il tente une reconstitution de la manière de Domenico Campagnola en étudiant plusieurs dessins qui ne peuvent être de cet artiste.
Franz Wickhoff, Gaz. des Beaux-Arts. 1893, p. 135.
Attribution à Domenico Campagnola du portrait de « Parma », du Concert du Louvre et du Concert du palais Pitti.
Claude Phillips, Gazette des Beaux-Arts , XI, 1893, p. 227.
Il attribue la Femme adultère de Glascow à Domenico Campagnola.
BIBLIOGRAPHIE
George Gronau, Gazette des Beaux-Arts , XII, 1894, p. 322 et suiv.
L’auteur y tente une reconstitution de la personnalité de Domenico Gampagnola à qui il attribue le Concert champêtre et la Femme adultère de Glascow.
Angelo Conti, Giorgione , Florence, 1894.
B. Berenson, The Venetian Painters of the Renaissance , New York, Londres, 1894, 3e édit., 1901.
Eug. Muntz, Histoire de l’Art pendant la Renaissance, 3 vol., Paris, 1890-1895.
Fr. Wickhoff, Giorgiones Bilder zu Rômischen Heldengedichten, Jahrb. d. Kôn. Preuss. Ksts. XVII (1896).
Parmi ces dissertations figure celle où F. Wickhoff tente de démontrer que le sujet du tableau de la galerie Borghèse est tiré des Argonautiques de Yalérius Flaccus et représente Vénus engageant Médée à suivre Jason.
Giovanni Morelli (Ivan Lermolieff), Délia pittura italiana studii storico critici. Galerie Borghèse et Doria Pamphili à Rome, Milan, 1897.
Morelli reconnaît dans VHérodiale de la galerie Doria une œuvre de Titien et se sert de sa fameuse méthode qui s’attache au dessin de détails minutieux comme les oreilles ou les pouces; cette anthropométrie parfaitement légitime n’a que le tort de ne pas porter sur un assez grand nombre de particularités.
B. Berenson, De quelques copies d après des originaux perdus de Giorgione, Gazette des Beaux-Arts, 1897, XVIII, p. 265.
Il attribue à Giorgione : Y Apollon et Daphné du séminaire de Venise, la Judith de Saint-Pétersbourg, la Vénus de Dresde, le portrait signé VV du musée de Berlin ; et il considère comme étant des copies de Giorgione : le portrait de femme de la collection Crespi, YOrphée et Eurydice de la galerie Lochis à Bergame, le David et Goliath du musée de Vienne, le Paris enfant de Buda-Pesth.
Claude Phillips, The earlierwork of T itian, Londres, Portfolio monographs. N° 34, 1897.
H. Riegel, Tizians Bildnisse der Herzogin Eleonora Gonzaga von Urbino. Beitràge zur Kunstgeschichte Italiens . Dresde, 1898, p. 175.
— Tizians Gemàlde der himmlischen und irdischen Liebe, Ibid.,