ACTE IV. TABLEAU VI
Ah! madame, je puis donc parler... Oui, lAches, vous avez raison, mille fois lâches sont ceux qui s’exposent b devoir de in reconnaissance b l’amour d'une femme! Mni.« l’ouvrier téiiébreu.'; qui rampe au fond d’une mine pour gagner trente sous par jour, le pauvre matelot exposé toutes les nuits aux tempêtes do l’Océan, le pâle condamné, le galérien, oui, le galérien, qui ramasse son pain noir sous la menace du fouet, qui traîne au pied le boulet de fer, mais qui du moins ne le traîne pas au cœur, sont plus heureux, plus dignes, plus honorables que le lâche qui
doit quelque chose b l’humiliante générosité d’une femme
Voilb votre or, vos dix mille francs, prenoz-les; et quant à cette croix d’honnetir, que je vous dois amssi, voyez ! je l’arrache, je la foule aux pieds... Depuis le jour oit je la porte, c’est le seul moment où je m’en sois montré digue i [Il arrache sonrubaii, el le foule a^ix pieds.)
Jules 1 Jules! pardon 1
JULES
Madame, vous m’avez donné de l’argent, je vous l’ai rendu.