ACTE V, TABLEAU IX
BEBOUSSIN.
Je vous remercie de votre exactitude, ma tante ; souffrez qu’une heure d’avance je vous appelle d’un nom si doux, maman Gatelin. Dans une heure, la loi et monsieur le maire son honorable interprète m’en donneront le droit.
M“® CATELIU.
Vous aviez quelque chose à me dire,Reboussin?
REBOUSSIN.
Oui, il s’agit d’une petite surprise... ( Appelant. ) Isidore! Croyez-vous que mamzelle Marthe se trouvera bien dans mon petit appartement? En bas, mon magasin qu’elle connaît; ici, k î’i-ntresol, deux pièces bien gentilles sur le quai de Oèvres; à droite 1^ place du Châtelet, au-dessous la rivière, en face le quai aux Fleurs, le Palais...
M“* CATELIN.
C’est plus gai que notre logement d’en haut, 8ur> une cour, on ne peut pas dire le contraire; ça la distraira peut-être.
REBOUSSIN.
J’ai meublé ça gentiment, hein? {Se frottant les mains.) Tout en acajou, maman Catelin ; vous aimez ça, dam 1 je ne suis pas né avec des rentes, malheureusenunt 1 On disait même que je n’aurais jamais assez d’esprit pour en gagner. Eh bien! je suis arrivé petit k petit à m’établir et k faire k mon tour travailler les autres. J’ai un apprenti... {Appelant.) Isidore 1 où diable est-il donc?