‹ La jeunesse dorée sous Louis-PhilippeChapitre 13 sur 96 · A. DE BARANTE · texte numérisé non relu

A. DE BARANTE

Mais Dejean ne se laissa pas endoctriner. Ce qui avait achevé de l'irriter contre M. de Baranle, c'est qu'au mois de mars i836, étant venu à Paris pour entretenir le ministre de l'Intérieur de son différend avec le receveur général, il s'était rencon-

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tré avec celui-ci dans Tantichambre du sous-secrétaire d'Elat qui avait reçu M. de Barante avant lui. Son dossier aux Archives nationales contient le petit billet par lequel Dejean protesta séance tenante contre le passe-droit fait en cette circonstance à M. de Barante. Je le reproduis à titre de document et comme trait de caractère :

12 Mars i836.

« Monsieur le Sous-Secrétaire d'Etat, <( J'attends depuis une demi-heure à votre porte; je suis bien étonné qu'ayant prié deux fois votre huissier de m'annoncer, il ait fait entrer M. de Barante arrivé après moi.

(f Votre très humble serviteur, « le Préfet du Puy-de-Dôme.

« B. DEJEAN (l). »

Dejean devait savoir que les de Barante étaient du Puy-de-Dôme et que M. de Monlalivet n'avait rien à leur refuser. Ayant eu le dessous dans cette affaire, il envoya sa démission au ministre et l'année suivante il entra comme représentant de l'arrondissement de Gastelnaudary à la Chambre des Députés. Nommé en 1889, directeur de la police générale et, en 1847, directeur général des postes, la révolution de i848 lui fit des loisirs dont profita certainement l'ami Tattet, car on trouvera plus loin deux lettres de lui à Arvers où il lui parle des voyages de Dejean à Fontainebleau.

(i) Communiqué par M. Dejean, directeur des Arch, Nat.

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