‹ La jeunesse dorée sous Louis-PhilippeChapitre 30 sur 96 · IMITÉ DE PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

IMITÉ DE PÉTRARQUE

Laure, dans ce jardin le penser est facile. Et, bien qu'à chaque place on rencontre une fleur, Encore plus nombreux, plus remplis de douceur. Sont les rêves charmants qu'on fait dans votre asile.

Rien qu'à voir seulement couler l'onde tranquille, On se sent vivre au sein d'un parfum de bonheur. C'est que tout près de soi s'est assis renchanleur Qui rend le temps si court et l'âme si facile.

C'est qu'il n'a pas besoin de fêtes et de jeux. Lui, le maître puissant, pour faire ses heureux I En vous mettant au front sa divine auréole,

Il glisse en votre cœur quelque tendre parole. Méiée au souvenir d'un nom qu'on dit tout bas, Et qui charme vos nuits et le jour suit vos pas.

(i) Ces sonnets, au nombre de a6, parurent en 1837 a la suite des Fables et Méditations (a» éd.) dédiées au duc de Montpensier ; 1 vol. in-80 chez Joubert. rue des Grés, i4, et chez Barba, au Palais-Royal.

(2) L'Epttre à M. de Salvandy parut en i^Sg dans le charmant petit volume de Guttinguer intitulé Jumièges, prose et vers et poésies diverses. Rouen, i vol. in- 12, chez Nicélas Periaux.

(3) Ce sonnet de Guttinguer qui plaisait tant à Alfred Tattet est un des a6 dont il est question dans la note ci-dessus.

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