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LES MAISONS DE JEU

Le nombre des maisons de jeu était considéraest mort le 20 septembre 1849. ^^^^ ^'^^^ commis du ministère de la guerre, qui lui laissa une grosse fortune, il fut nommé préfet d'illeet-Vilaine pendant les Cent Jours et destitué par Louis XVIII après la seconde Restauration. Il fonda alors une maison de banque à Paris et fut d 'puté de l'Aisne, de 1819 à i83o. Nommé conseiller d'Etat après la révolution de juillet, il fut admis à la retraite en

(i) Je me demande qui avait donné naissance à ce faux bruit.

Sainte-Beuve qui était alors à Lausanne bien tranquillement assis au

foyer des Olivier ne pensait guère à prendre femme.

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ble à Paris pendant la Révolution. Le Directoire le réduisit à neuf et obligea les tenanciers à payer une redevance à TEtat. Sous le Consulat, Fouché accorda à un sieur Perrin l'autorisation de donner à jouer et lui prescrivit surtout, dans un intérêt facile à comprendre, la création d'un cercle d'étrangers. On prétend que Perrin lui payait une dîme journalière sous la forme d'un rouleau de 5o louis. A Perrin succéda comme fermier des jeux un nommé Bernard qui lui-même eut pour successeur Boursault. Ce Boursault qui régna longtemps acquit une certaine célébrité, surtout à partir du jour où il eut à la fois l'entreprise des jeux, des vidanges et des boues de Paris. Nestor Roqueplan lui donna alors le nom de Merdijlore.

Enfin vint Benazet sous la direction duquel eut lieu la clôture des jeux, le 3i décembre iSSy.

La ferme des jeux se composait des maisons suivantes :

1° Maison du Cercle des étrangers, rue Grange- Batelière, 6 ;

2° Maison de Livry ou de Fracasti, rue Richelieu, io8;

3o Maison Dunans, rue du Mont-Blanc, 4o;

4° Maison Marivaux, rue Marivaux, i3;

5** Maison Paphos, rue du Temple, no;

6° Maison Dauphine, rue Dauphine, 36 ;

7® Le Palais-Royal.

De 1819 à 1837 la ferme des jeux rapporta

sous LOUIS-PHILIPPE

iSy.SiS, 4o6 fr. 4i- L'année 1887 seule produisit 6.841.838 fr. 85.

Après la fermeture, le jeu émigra. Benazet alla s'installer à Bade et y attira de plus en plus les joueurs français. On connaît les stances charmantes que Musset a composées sur cette ville d'eaux (Une bonne fortune) :

Vers le mois de juillet, quiconque a de l'usage Et porte du respect au boulevard de Gand Sait que le vrai bon ton ordonne absolument A tout être créé possédant équipage De se précipiter vers ce petit village. Et de s'y bousculer impitoyablement.

Les dames de Paris savent par la Gazette

Que l'air de Bade est noble, et parfaitement sain.

Comme on va chez Herbault faire un peu de toilette^

On fait de la santé là-bas ; c'est une emplette :

Des roses au visage, et de la neige au sein;

Ce qui n'est défendu par aucun médecin.

Bien entendu, pardieu, que le but du voyage Est de prendre les eaux ; c'est un compte réglé. D'eaux, je n'en ai point vu lorsque j'y suis allé; Mais qu'on n'en puisse voir, je n'en mets rien en gage ; Je crois même, en honneur, que l'eau du voisinage A, quand on l'examine, un petit goût salé.

Or, comme on a dansé tout l'hiver, on est lasse;

On accourt donc à Bade avec l'intention

De n'y pas soupçonner l'ombre d'un violon.

Mais dès qu'il y fait nuit, que voulez-vous qu'on fasse?

Personne au Vieux Château, personne à la Terrasse ;

On entre à la Maison de Conversation.

Il ne faudrait pas croire, d'ailleurs, qu'en sup-

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