‹ La jeunesse dorée sous Louis-PhilippeChapitre 45 sur 96 · VINGT ET UNIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

VINGT ET UNIÈME LETTRE

à Ulric Guttinguer.

a3 juillet i84i.

Je n'ai pas vu Alfred depuis fort longtemps. Son ^rand travail consiste à savoir si, étendu dans son vaste fauteuil, il se décidera à mettre sur sa cheminée sa jambe gauche plutôt que sa jambe droite. C'est, vous en conviendrez, fort important. Votre système pour l'argent prêté n'est pas le mien. J'ai rendu et demandé des services à mes aùiis, et je ne les ai pas perdus pour cela. Seulement, quand on m'a fixé un délai, j'aime qu'on soit exact parce que je le suis moi-même en pareil cas. — Les Jocrisses reviennent à la mode. Il y en a un au Palais-Royal qui est excellent. M. Duval dit à Jocrisse : « Eh bien ! qu'as-tu fait de ma montre... où est-elle ?» — Mais vous le savez bien... Vous m'avez dit : (( Va mettre ma montre sur la Mairie, elle y est. » — Gela m'amène naturellement à vous parler de Levol qui m'envoie des lettres de 8 pages, vers et prose. Il veut absolument faire imprimer quelque chose dans la Revue par le canal de Musset. Vous savez comme c'est facile et si notre ami se prêtera à la chose.

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