‹ La jeunesse dorée sous Louis-PhilippeChapitre 56 sur 96 · LE MAJOR FRIDOLIN · texte numérisé non relu

LE MAJOR FRIDOLIN

Nous avions déjà le major Frazer (a). Voici maintenant le major Fridolin. Mais celui-ci n^avait rien de militaire, pas même la mise. Il s'appelait de son vrai nom E. de Valbezen et était belge d'origine. Le surnom de major Fridolin lui était venu des articles qu'il avait publiés à droite et à gauche sous ce pseudonyme, car si le major Frazer avait

(i) C'était le titre d'un chapitre de roman paru dans le Globe de 1843 et intitulé Une Histoire d'hier.

(2) Cf. notre ouvrage sur Alfred de Musset, t. I, p. i58.

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une plume à son chapeau, le major Fridolin en avait une au bout des doigts qui ne manquait pas d'une certaine valeur. Après avoir donné au Globe de Guttinguer, en i843, des scènes de la vie publique et des chroniques sur des sujets d'actualité, il collabora au Journal des Débats et fit paraître à Bruxelles un volume intitulé le Chien d'Alcibiade dont la queue reparut en i855 dans des Récits d'hier et d'aujourd'hui qui se lisent encore avec agrément. Puis il partit pour le Cap avec je ne sais quelle mission. Mais il n'y resta pas longtem.ps, et de i85i à i858 il publia dans la Revue des Deux- Mondes quatre articles dont un sur la Retraite des Dix mille qui fut très remarqué.

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