LA JEUNESSE DUREE
en Vendée (i) — où se trouvent trois ou quatre strophes à l'adresse des siens que je citerai pour finir à cause de l'allusion à son nouvel état :
Mais je vais poursuivant un but qui fuit peut-être ; Le repos, le bonheur sont où vous habitez... Si quelque ambition dans mon cœur vient de naître. Je n'en veux pour vous deux que les fruits enchantés.
Pour vous ces deux honneurs innocents et frivoles, Qui font que l'on est fier du père et de l'époux ; Pour mol, le dur travail, les amères paroles, Les efforts incessants de l'envie en courroux.
Si je tente aujourd'hui cette route nouvelle, Je ne renonce pas aux dieux de mon foyer ; Mais, pareil à l'oiseau qui sent grandir son aile, Un souffle me soulève et je veux essayer.. .
Que Dieu donc me protège et m'indique la voie ; Qu'il vous laisse me suivre, enfant, mère aux yeux doux, Car quels que soient les biens que sa bonté m'envoie, Les meilleurs sont donnés... Ils me viennent par vous !
Alfred Leroux est mort à Passy, le i*^ juin 1880.
(i) Il fut élu député le ag février 1862.