WOLDEMAR TERNAUX
Ce Woldemar était un type de viveur dans le genre de Tattel, mais avec beaucoup moins d'esprit et de sens pratique.
Quand il épousa M^^^ de Lamorelie , ses camarades crurent qu^il enterrait définitivement sa vie de garçon. Il le pouvait d'autant mieux qu'il en avait usé et abusé de toutes les manières et qu'il frisait la quarantaine. Aussi bien sa femme avaitelle tout ce qu'il fallait pour lui plaire : elle était belle, riche et charmante par-dessus le marché. Petite-fille de M"^® d'Arthenay qui, de son mariage avec M. Hébert, intendant des menus plaisirs de Louis XV, avait hérité le château de Meslay, sis près de Thury-Harcourt (Calvados), elle habitait là avec sa mère, parmi les meubles et les objets d'art
(i) Charles Bocher, l'auteur des Mémoires.
agS LA JEUNESSE DORÉE
du dix-huitième siècle qui faisaie une résidence quasi-princière.
Woldemar n'avait donc qu'à se être heureux. Mais il n'avait épousé que pour son arg^ent. La première c fois marié, fut de prendre le nom de pour se refaire une virginité, comi plan — mais par orgueil et pour aussi de ses frères, le nom de accru du nom deCampans, neluipa relevé. Après quoi levicomte de Ls sur le boulevard avec une dans amie de Céleste Mogador et de
Comme on s'en étonnait un jou
— Que voulez-vous, répondit-il ne peut se faire à la vie de provin goûté j'ai dit, sans jeu de mots, à mêlons pas ce qui ne saurait être cela vous amuse, en Normandie ; au boulevard, j'aime mieux décida Paris, et me voilà ! »
Seulement M'^^de Lamoreliene ; longtemps d'un pareil régime :
ce qui ne voulait pas être mêlé de bon. Un beau jour on apprit pi Trihunctiix qu'elle avait repris se fille, et que notre Woldemar étî naux comme devant.