‹ La jeunesse du CidChapitre 10 sur 54 · SCÈNE VIII DIÈGUE, HERNAN DIAZ · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII DIÈGUE, HERNAN DIAZ

Hernan. — Que me veux-tu ?

Diègue. — J'ai des yeux, mais je ne vois plus ; je vis, mais je n'ai plus d'âme.

Hernan. Qu'as-tu?

Diègue. — Ah mon fils ! Ah mon fils 1 Donne-moi la main ; l'angoisse et l'anxiété m'étreignent. (Il prend la main de son fils et la serre le plus fortement qu'il le peut.)

Hernan. — Père, père, tu me tues ! Lâche-moi, pour Dieu, lâchemoi, par le ciel I

Diègue. — Qu'as-tu? Pourquoi t' évanouir ? Pourquoi pleurer, Femmelette ?

Hernan. — Monsieur !

Diègue. — Ya-t-en, va-t-en 1 Tais-toi ! Et tu serais de ma race ? Non, c'est impossible ! Dehors, sors d'ici I

Hernan. Etrange aventure ! (// sort.)

Diègue. Si tous mes fils lui ressemblent, mon espoir sera cruellement déçu. Bermude Layn.

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