SCÈNE IX DIÈGUE, BERMUDE LAYN
Bermude. Monsieur ?
DlÈGUE. J'ai des nausées, des étouffements; viens, approche-toi, donne-moi la main. (Il lui prend la main.)
Bermude. — Prends-là. Mais que fais-tu mon père ? Lâche-moi, laisse-moi, assez... Je ne m'en irai pas... Assez! Tes mains m'étreignent à me briser les os...
DlÈGUE. Mes faibles mains, infâme ! Seraient-elles des pattes de lion '.' Et le fussent-elles, la douleur ne devraient pas t'arracher ces lâches mugissements. Es-tu un homme, opprobre de mon sang ? Fuis, fuis, loin de moi !
Bermude. — Je t'obéis... Je m'en vais. (H sort en courant).
Diègue. — Hélas ! Peines amères !... Hélas ! Disgrâces cruelles !... Sur quelles colonnes pourries repose une maison d'où sortirent tant de rois ? Le souffle me manque. Rodrigue !