‹ La jeunesse du CidChapitre 14 sur 54 · SCÈNE XII DONA URRACA et CHIMÈNE, A la fenêtre · texte numérisé non relu

SCÈNE XII DONA URRACA et CHIMÈNE, A la fenêtre

Don a Urraca. — Cràce à Rodrigue, toute la ville est en joie.

Chimène. C'est vrai, il n'est pas jusqu'au soleil qui ne veuille participer à notre bonheur.

Dona Urraca. lîodrigue sera le modèledes chevaliers ; séduisant, généreux et brave.

Chimène. En lui, ces qualités resplendissent entre la beauté et la force.

Dona Urraca. Avec quel entrain, quelle vigueur, quel feu, quelle

adresse merveilleuse, bien assis sur sa selle, il a rompu une lance et l'a fait voler en éclat ! Puis, au salut, as-tu remarqué comme il éperonnait à propos son cheval?

Chimène. — Il avait mis, pour le piquer, les éperons que tu lui as donnés. Ah ! oui, je l'ai bien vu !

DonaUrraca. — Chimène, prends garde, ou ton âme nous révélerait que l'éperon de Rodrigue n'a pas piqué seulement le cheval.

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