‹ La jeunesse du CidChapitre 20 sur 54 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Le ROI DON FERNAND et QUELQUES VALETS.

puis ARIAS et PÉRANZULEZ

Le Roi. - Quel bruit, quels cris, quels gémissements s'élèvent jusqu'aux mus ! Ils trouhlent la paix de mon palais, portent atteinte au respect qui m'est dû et insultent à la majesté royale (Arias entre.) Arias Gonzalve, qu'est-il arrivé?

Arias. In grand malheur. Cette ville court à sa perte si tu n'y portes un prompt remède {Entre Péranzulez.)

Le Roi. Enfin que s'est-il passé?

PÉRANZULEZ. Vn ennemi...

Le Roi. — Péranzulez?

PÉRANZULEZ. l'n gamin, un vaurien a tué le comte d'Orgaz.

Le l'.oi. Dieu m'assiste I Serait-ce Rodrigue?

PÉRANZULEZ. — Lui-même ! La confiance dans ta protection a exalté 'm audace.

LeRoi. Ayant été le témoin de l'outrage, j'avais prévu la vengeance. Mais je ferai un exemple sévère. A-t-on arrêté le coupable?

Péranzulez. — Non, Sire.

Arias. — Rodrigue est courageux. Il ne s'est pas laissé prendre. L'épée à la main, rompant à pas comptés, il ressemblait au Roland français ou à l'Hector troyen.

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