‹ La jeunesse du CidChapitre 8 sur 54 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LES MÊMES, DIÈGUE LAYNEZ Diègue Laynez entrant avee sa canne brisée en deux morceaux.

Diègue. — Est-ce le moment de suspendre ton épée, Rodrigue?

Hernan. — Père !

Bermude. — Seigneur.

Le Cid. — Qu'as -tu ?

Diègue, « part. — Je suis déshonoré. (Haut.) Mes fils...

Le Cid. — Parle.

Diègue. — Je n'ai rien, rien. Laissez-moi seul.

l.i. ClD. Que s'est-il passé? Tu as des soucis d'honneur; tes yeux sont injectés de sang; ta canne est brisée!

Diègue. — Retirez-vous, allez dehors.

Le Cid. — Situ mêle permets, avant de sortir, je voudrais prendre une autre épée.

Diègue. — Attends mes ordres dehors. Va-t-en, va-t-en comme tu es.

Hernan. — Père I

Bermude. — Père !

Diègue. — Leur tendresse accroît mon malheur.

Le Cm. — Père chéri !

Diègue, à part. —Mon affront retombe sur chacun de vous. (Haut.) Laissez-moi seul.

Bermude. — Sa peine est bien cruelle.

Hernan. — J'en souffre.

Diègue, à parti — Cette pièce s'effondrerait si elle devait porter le poids de quatre affronts. (Haut.) Ne partirez-vous pas?

Le Cid. — Pardonne.

Diègue. — Que mon sort est misérable !

Le Cid. — Quel soupçon ! Puisque dans mon cœur, l'honneur crie au feu, il appelle aux armes.

(Tous trois se retirent.)

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