‹ La jeunesse du Grand FrédéricChapitre 107 sur 112 · févr. 1732, Œuvres de Fr. le Gr., t. XVI, pp · texte numérisé non relu

févr. 1732, Œuvres de Fr. le Gr., t. XVI, pp

de 24,000 thalers, un des bijoux de son père, qu'il avait gardé pour les cérémonies de fiançailles.

Le prince royal paraissait tout à son aise. Il disait à Grumbkow, il est vrai, qu'il ne pourrait jamais aimer la princesse, mais qu'il n'avait aucune aversion pour elle, que c'était un bon cœur et qu'il ne lui voulait pas de mal Avec Seckendorff, il était gracieux et « à cœur ouvert ». Il se montrait donc parfaitement maître de lui. Même dans une lettre à sa sœur, deux jours avant les promesses, il ne disait sa pensée qu'à mots couverts : « La personne n'est ni belle, ni laide, ne manquant pas d'esprit, mais fort mal élevée, timide, et manquant beaucoup aux manières de savoir-vivre... Vous pouvez juger par là, si je la trouve à mon gré ou non. »

Le 10 mars 1732, les fiançailles furent célébrées. Au moment de l'échange de l'anneau, les yeux du prince se voilèrent de larmes. Il reçut les félicitations accoutumées, puis il fit quelques pas en arrière, et se mit à causer avec une jeune dame, sans plus regarder sa fiancée *.

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