La Chétardie, A.-E. Prusse, 1732, 23 août
2. Rottenbourg, A.-E. Prusse, 1726, 29 mars, 27 sept., 8 oct.; 1727, 30 mai; 1733, 3 févr.
troubles. » Il a survécu à la plupart de ces événements, qui n'ont pas donné ce quïl en attendait, ou qu'il n'a pas su mettre à profit ; il se réservait peut-être pour le « trouble » qui suivrait la mort de l'empereur, mais il aimait mieux laisser à son fils, avec le compte des torts qui lui avaient été faits, le soin d'agir et de le venger. Il a prononcé plus d'un mot prophétique, entre autres celui-ci, qu'il a dit en montrant le prince royal : « En voilà un qui me vengera un jour, Da steht einer der mich ràchen wird. » On dirait qu'il s'est fait une sorte de philosophie du rôle qui lui revenait dans l'histoire de la Prusse.
Il a écrit, dès 1722, dans une instruction pour son successeur, ces mots remarquables : « L'électeur Frédéric- Guillaume a donné à notre maison le développement et la prospérité; mon père a acquis la dignité royale; moi^ fai mis farmée et le pays en état. A vous, mon cher successeur, de maintenir ce qui est et de nous procurer les pays qui nous appartiennent de par Dieu et notre droit. »