A.-E. Prusse, 1728, 8 et 15 Juillet
Wilhelmine» après avoir pris congé de lui chez la reine, s'élait retirée, et elle était prôte à se mellre au lit, lorsqu'elle vit arriver un jeune homme velu magnifiquement, à la française. Elle fit un grand cri et se cacha derrière un paravent. Sa gouvernante accourut, et bientôt lui amena Frédéric, qui riait de bon cœur, et, de la meilleure humeur du monde, lui annonça qu'il allait bientôt partir pour ne plus revenir. Remise de sa première émotion, Wilhelmine lui remontra l'impossibilité de celte démarche et les suites affreuses qu'elle entraînerait. Elle se jeta à ses pieds, pleura, et lui arracha la parole de ne pas exécuter son projet. Il ne donna cette parole que dos lèvres ^ Il avait hâte de partir, de respirer enfin de l'air libre à l'étranger. Mais un incident singulier allait, pour un lemps, donner un autre cours aux esprits de celte famille étrange.