‹ La jeunesse du Grand FrédéricChapitre 61 sur 112 · Sauveterre, A.-E. Prusse, 1730, 8 avriU · texte numérisé non relu

Sauveterre, A.-E. Prusse, 1730, 8 avriU

Faites-vous munir seulement de pleins pouvoirs, et ouvrez-vous ensuite, et je m'ouvrirai, et nous négocierons. » Il donne à sir Hotham la permission de venir à Potsdam les jours de chasse, et les autres jours, quand il aura des ordres de Londres. Il est de très bonne humeur; quand on lui parle de Tempereur et de Seckendorff, il <c rit à gorge déployée ». Dans un second entretien, oti il fait faire à sir Hotham le tour de l'Europe, il se moque encore de l'empereur, et lâche toutes ses confidences, parmi lesquelles se trouvaient « des choses qui ne peuvent être exprimées que par des circonlocutions ». II chargeait enfin l'envoyé de marquer au roi d'Angleterre qu'il ne conservait pas de rancune contre lui, qu'il avait tout oublié, qu'il était dans le désir de bien vivre avec lui et qu'il avait pris le sacrement làdessus *.

Que se passe-t-il donc dans l'esprit du roi? Ce qui s'y passait toujours quand une affaire quelconque se présentait à lui. Il voulait voir s'il n'en pourrait pas tirer « quelques pelletées de sable ». L'Angleterre lui demandait son fils ; elle tenait beaucoup à ce que le prince royal de Prusse épousât une de ses princesses. Soit! Mais alors qu'elle paie ce plaisir, et à bon prix. « S'ils veulent le double mariage et me séparer de l'empereur, qu'ils me proposent quelque chose pour Juliers et Berg'. » Il disait encore : « Je hais mon fils et mon fils me hait. Ce sera très bien que nous nous séparions. Ils peuvent le nommer gouverneur de Hanovre avec sa princesse. » C'était une

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