Koser, pp
pour qu'ils fussent célébrés en même temps, ou bien conclure le mariage du prince de Galles avec Wilhelmine et obtenir pour l'autre une promesse du roi de Prusse. La cour de Londres avait consenti celte concession, et sir Hotham se trouva plus à Taise pour reprendre la négociation. Il eut, avec le roi, une conférence qui dura quatre heures, le 9 juillet. En fin de compte, le roi déclara qu'il tenait à honneur le mariage de sa fille avec le prince de Galles. Pour son fils, quand le moment serait venu, il préférerait une princesse anglaise à toute autre, et il ferait le mariage au plus tard dans dix ans. Était-il sincère, quand il parlait ainsi? Il pensait probablement qu'avant dix ans il passerait beaucoup d'eau sous les ponts de la Sprée. En Angle terre^ on n'était pas disposé à si longtemps attendre. On pensait « qu'une promesse du roi de Prusse et un chausson, c'est la même chose, et que, piquer ce prince de générosité, ce serait vouloir piquer un cheval de poste déjà usé à l'éperon ' ». La négociation nouvelle n'aurait donc probablement pas mieux réussi que les précédentes, mais elle fut violemment interrompue.
Le soir du 9 juillet, à la tabagie, Grumbkow a tiré du roi tout le récit de la conversation avec Hotham. Il a fait remarquer à son maître qu'en proposant le premier terme de l'alternative, c'est-à-dire le retardement du mariage de Wilhelmine, l'Angleterre voulait essayer « si, dans le concours des affaires générales, on aurait besoin de lui, et que, s'il devenait inutile, on viendrait à le remercier ».