‹ La jeunesse du Grand FrédéricChapitre 70 sur 112 · L'INSTRUCTION · texte numérisé non relu

L'INSTRUCTION

La terreur régnait à Berlin depuis qu'on avait reçu des nouvelles dcWesel. Le roi, le jour mëmede l'arrestation, avait écrit une lettre à la reine et une autre à M°* de Eamken :

« Ma chère Madame deKamken*, j'ai malheureusement le malheur {leider dos Unglûck) que mon fils a voulu déserter avec le page Keith. Je l'ai fait arrêter. J'ai écrit à ma femme. C'est à vous de faire que, bien qu'elle se désole une paire de jours, elle ne tombe pas malade.

« Je suis votre ami dévoué,

« Fr. -Guillaume. »

La lettre à la reine est perdue ; celle que Wilhelmine a mise dans ses mémoires est certainement fausse. Frédéric-Guillaume, au moment où il prenait des précautions pour atténuer le coup qui allait être porté à sa femme, ne lui aurait pas écrit qu'il était résolu à faire mourir son fils. Il est probable, comme le disent les ministres d'Angleterre et de France, qu'après avoir raconté les faits et l'interrogatoire du prince, et la façon dont celui-ci s'était comporté, il annonçait à la reine l'arrestation et l'ordre qu'il avait donné de conduire Fritz dans

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