‹ La jeunesse du Grand FrédéricChapitre 73 sur 112 · Sauveterre, A.-E. Prusse, 1130, 7 sept · texte numérisé non relu

Sauveterre, A.-E. Prusse, 1130, 7 sept

pour rinlérêt de Ja religion protestante; que si le roi Je Prusse a, depuis, cliangé de sentiment à cet égard, c'est une chose indifférente pour Sa Majesté. Elle souhaiterait seulement, que, depuis le commencement, le roi de Prusse eût pensé comme il fait, parce qu'on n'en serait venu à aucunes explications de part et d'autre. Vous ferez, monsieur, de cette déclaration, l'usage que vous jugerez à propos*. »

Il est vrai que la reine de Prusse s'agite toujours, au lieu de se contenter de pleurer, et qu'elle continue d'intriguer en Angleterre. Elle a prié Guy Dickens, au reçu de la nouvelle de l'arrestation du prince, d'expédier à sa cour sans perdre une minute, un rapport sur la situation lamentable où elle se trouve. « Elle veut que le roi d'Angleterre sache que toute son espérance, toute sa confiance repose en lui. Elle est convaincue qu'il ne la laissera pas dans la misère et l'abandon*. »

Au moment même où Frédéric-Guillaume dénonce la convention des mariages sur le ton d'une déclaration de guerre, l'incroyable reine priait encore la cour de Londres d*adresser au roi la demande solennelle de la main de Wilhelmine. « C'était, disait-elle, le seul moyen d'apaiser noire furieux'. » Mais, qu'importait à Grumbkow et k Seckendorff? Ils avaient toute raison de croire que Todieuse intrigue qu'ils avaient menée, sur l'ordre de Vienne, avait réussi. Contents du succès et de l'anéantissement de leurs ennemis, ont-ils voulu autre chose? Ont-ils travaillé

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