Voir la note 2 de la page précédento
étaient plus précises et pénétraient ins Détail, Après la proposition relative au service des corvées» il est surpris et ravi, seàr content : « Si vous avez trouvé cela à vous tout seul, lui écrit-il, vous êtes déjà fort avancé en économie. » Et il lui promet un cheval, « un tout à fait bon cheval. » Bientôt même, il a un extraordinaire accès de générosité : « J'ai trois chevaux pour toi... Aie lou« jours Dieu devant les yeux ; sois seulement obéissant. Apprends à tenir ta maison avec ménage, à te tirer d'affaire avec votre argent, à ne rien dépenser qu'après avoir bien réfléchi s'il n*est pas possible d'avoir la chose à meilleur marché... Appliquez-vous à faire que je puisse de mieux en mieux me fier à toi. Alors ton état s'amé* liorera avec la grâce de Dieu, et je te donnerai un bon établissement. » En post-scriptum, il promet un service en argent *.
Il semble donc que tout soit pour le mieux^ et que le père et le fils s'entendent enfin et à merveille sur tous les points. Mais, au moment même où le roi de Prusse cesse d'injurier Frédéric dans ses lettres, et se reprend à le tutoyer, mêlant le tu sluvous, comme dans les réconciliations d'amoureux, il lui prépare une épreuve, de tout point semblable à celle que Wilhelmine vient de subir ; il veut le marier à sa façon. Ses gentillesses ressemblent aux caresses que fait le cavalier sur les joues du cheval, afin que la bète ouvre la bouche, où il mettra le mors.
Avant d'arriver à celte crise nouvelle dans la vie du prince royal, il nous faut nous arrêter un moment, pour