‹ La jeunesse du Grand FrédéricChapitre 99 sur 112 · Œuvre* de Fr, leGr., t. XVI, pp · texte numérisé non relu

Œuvre* de Fr, leGr., t. XVI, pp

il s'y est fort intéressé. « Je suis à pré3ent dans mon commerce de Silésie par-dessus les oreilles, écrit-il à Grumbkow. » Le travail Foccupe à tel point que, lorsqu'on lui demande s'il veut de la moutarde avec son bœuf, il est en état de répondre : « Voyez le nouveau rôle de la douane. » Quand il s'occupe d'une chose, ajoute-t-il, il en a « par-dessus la tète ^ » Or cela est la vraie façon de s'occuper des choses. Pour composer le mémoire, il a regardé la carte, la cdte baltique que son père possède « presque toute entière, depuis la Peene jusqu'à Memel*», et cette Silésie, d'où vient tout le mal pour le commerce du royaume. Il a certainement fait au sujet de cette province, et au sujet de la Pologne, qui interrompait aux bouches de la Vistule la ligne prussienne, des réflexions dangereuses pour les voisins d'Autriche et de Pologne.

II n'a pu s'empêcher de faire de la politique proprement dite. Un soir, il a eu avec Nalzmer un enlrelicn qui s'est prolongé fort avant dans la nuit, et qui est resté sans conclusion, le sommeil ayant surpris les deux jeunes gens, pendant qu'ils « débitaient leur marchandise ». Le prince a voulu conclure et résumer son « système » dans une lettre à Natzmer.

En deux mots, le voici : pour le présent, la paix; car un roi de Prusse, dont les pays traversent diagonalement l'Europe, et n'ont pas « une assez grande suite, tout enclavés qu'ils sont de voisins, peut être attaqué de plus d'un c6lé ». Pour se protéger de toute part, il faudrait

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