‹ La jeunesseChapitre 52 sur 84 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

PHILIPPE

Hé bien, moi, si j'en aides fils... et je me berce De l'espoir d'en avoir...

A part

Dans un an et demi.

HUBERT

Hé bien, que feras-tu?

PHILIPPE

Je serai leur ami.

Ami, soit; mais ami respecté.

PHILIPPE

- Par le diable I .

Pour être respecté serai -je respectable?

HUBERT

Pourquoi pas?

PHILIPPE

Ce n'est plus très -facile aujourd'hui

Que l'on vit pêle-mêle en un même réduit.

HUBERT

BabI

PHILIPPE

Que peut devenir la majesté des pères Quand ils ont forcément leurs enfants pour compères Dans les mille tracas, les mille expédients Qui du luxe bourgeois sont les ingrédients?

C'est ainsi , que veux- tu !

HUBERT

Je veux que nul n'affiche Un faste ridicule alors qu'on n'est pas riche. .

PHILIPPE

Oui! depuis qu'il n'est plus de démarcations ^ Tâche de mettre un frein à nos prétentions I On a 4e rang qu'on tient en l'absence de. caste, Mon bon; le classement s'établit sur le faste, Et du moment qu'on est tout ce que l'on parait. Chacun veut ardemment paraître plus qu'il n'est , C'est tout simple 1 aussi vois comme le luxe gagne!

HUBERT

Que j'ai raison alors de vivre à la campagne !

PH^ILIPPE, montrant la table où il a arrangé les fleurs.

L'autel est prêt, allons chercher la sainte.

HUBERT

Allons!

Ils se dirigent rers la cbambre de madame Haguet.

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