CHAPITRE XII
SIJH I.*BSCAL1ER.
La Fontaine a dit :
Ne forçons point notre talent, Nous ne ferions rien avec grâce.
£t cette pensée si vraie peut s'appliquer à bien autre chose encore que notre talent. Ainsi ue forçons point notre vocation, nos goûts, notre humeur, nos maniôres i car nous ne tromperons pas longtemps un cpil exercé, et toute la peine i^ue nous aurons prise n'aura qu'un bien fQ^-r diocre résultat.
Alexis s'était efforcé d*étre gaj, d'être galant; mais Ourozel, qui sayait lire daiia 1q cœur humain, voyait que tout cela n'était qu'une tâche que le pauvre Aleiiis s'était donnée et qu'il voulait achever de son mieux. Ce qu'ils avaient fait tous deux dans la journée pouvait distraire le jeune homme, mais ce n'était pas encore là ce qui devait le guérir, çtDurozel savait fort bien qu'il n'avait pas compromis sa bourse en promettant deux châles â M*'"" Désir .^e, si elle faisait la conquête de son jeune ami.
Ce n'était point à la société exclusive des grisettes que Durozel voulait ITorner les connaissances de son ami. Déjà il lui avait plusieurs fois proposé de le conduire dans le mopde, de l'introduire dans de brillantes réunions, où des ferapfies élégantes, des demoiselles jolies et bien élevées auraient pu captiver son cœur ; mais jusque-là Alexis avait refusé de se laisser présenter dans d'autres maisons. Il se rappelait ses mésaventures dans le salon de sa cousine, et avait craint d'être aussi malheureux ailleurs.
Maintenant Alexis a promis à Durozel de le suivre partout; celui-ci va trouver son j^une ami le lendemain ^ leur partie de cheval , et lui fli( ; 4^iû^r4'b^i '^ VQ^a
mène au faubourg Saint Germain, il ne s*agit plus là de dire des bêtises et de manger des marrons, de s*aban* donner à sa gaieté et de fredonner une contredanse. 11 faut être sévère dans sa tenue, réservé dans son langage, soigné dans sa toilette, froid dans sa gaieté ; il faut savoir écouter une conversation qui vous ennuie et faire un wbist qui ne vous amuse pas. ]Maisc*est la bonne société, il faut la voir ; cela est nécessaire à un jeune bomme, comme il est nécessaire à un acteur de jouer quelquefois des rôles qui ne sont pas de son emploi. Ensuite je ne prétends pas vous prévenir que Ton s*ennuie toujours dans la bonne compagnie, Dieu me garde de tous dire cela, ce serait un paradoxe que je suis loin de poser. Kn général on est toujours bien où Ton sait se bien conduire, c*est pour cela qu*il faut prendre de bonne beurc Tbabitude du monde. Viendrez-vous ce soir avec moi ?
— Mon cber Durozel, répond Alexis, je suis décidé à aller partout où vous voudrez me conduire, mais pour aujourd'bui je vous demande une trêve : je n'ai pas voulu en convenir hier cbez ces deitioiseiles, mais le cheval m*a laissé des souvenirs cuisants; je me suis assis ce matin sur une forte coucbe de farine, je ne bougerai pas de là jusqu*à demain. Il faut que je puisse marcber pour aller cbez M^*' Amandine.
— Soit, dit Durozel, soignez-vous, guérissez-vous, car ces demoiselles voudront probablement danser. Vous savez où demeure Amandine..., rue Corbeau, ^lle vous a donné son adresse? — Sans doute, mais est-ce que vous n'y viendrez pas avec moi ? — Je vous y rejoindrai , demain je suis d'un dîner de famille, d'un dîner chez un oncle qui ne boit que de l'eau, et avec des cousines qui ne mangent que des œufs ; je ne vous propose pas de vous mener avec moi..., je vous aime trop pour cela, niais je vous rejoindrai de bonne heure.
DU FAUBOUBG. 161
Durozel laisse Alexisassis sur sa farine. Le jeune homme repasse dans sa mémoire les événements du bal, que maintenant il peut envisagerdc sang-froid: il ne comprend pas que M. de Pomponney puisse négliger sa femme, mais il s^étonne encore plus qu'une femme jeune et jolie ait pu consentir à épouser un homme aussi laid, aussi sot, aussi repoussant que M. de Pomponney ; et le résultat de ses réflexions, c'est que M"« Hélène était bien coquette, puisque le désir de briller, Tamour de la toilette, de l'opulence, ont triomphé chez elle du dégoût que devait lui inspirer ce monsieur; et une femme qui fait tant de choses par coquetterie n'en fait plus guère par amour; c'est-àdire que pour lui plaire, il faut d'abord réunir toutes les conditions voulues pour faire un homme à la mode. Une telle femme n'arrêtera jamais ses regards sur quelqu'un dont rhabit sera mal fait, la cravate mal nouée, ou qui sera coiffé comme on ne se coiffe plus : pour obtenir d'elle un sourire bienveillant, il faut avant tout n'avoir rien de répréhensible dans sa tenue. Elle ne sUnformera pas si vous avez de Tesprit, des talents, une âme aimante; elle demandera si vous êtes toujours bien ganté. Doit-on alors nommer amour ce qu'une telle femme éprouve pour l'homme auquel elle se donne?
Ces réflexions étaient fort sages et elles commençaient i porter du calme dans le cœur du jeune homme, car il est assez rare que l'on garde son enthousiasme pour une chose dont on reconnaît le peu de valeur ; et Alexis comprenait enûn que l'amour, comma il l'entendait, lui, était un sentiment tout à fait inconnu à sa cousine. Peut-être ces pensées raisonnables étaient-elles causées par la frat* cheur de la farine qui servait de coussin à Alexis. Ce serait alors un spécifique facile et peu coûteux dont je conseillerais l'usage aux amants malheureux.
Le lendemain au soir, Alexis, se trouvant mieux au
lAy^Hiu^ el au muni» «ff dirige vorf l« ruç Gqrèwu, où
40f»QUf9 M^^« Ani«iidiRe, et qui ^t très-yoÂpnç Au fiiu^ teurf bahilé par Julienne.
Arrivé au nuaiêfu qu'an lui a indiqué, Aleiiit eiHro dana une maison aaaez ganUlle, aperçiût un portier qui lui dit de uioBler au qualrièma, et trouve un eacaiier pfopf e el bien éclairé, ce qui donne au jeune bomme une trèshbonne opinion des niaisouâ de la rue Qorbeau*
Âkii» n'était encore qu'au palier du premier étage, 41 allait continuer de monter; maia quelqu'un deacendait..., c'est une flamme, et il s'arrête pour ta laiaser pasaer ; il ae trouvait alors ep lace du qqinquet qui éidaitait Feact- Her. Il regarde la pardonne qui detc^eôd, penaant que c'eat peut-être une des demoiselles qu'il a rhalûtiide de voir efaez^ Julienne. Mais aes yeoi rencontrent un vi^ge in* connu ; c'est celui d'une jeune fille fort jolie, et dont les traits uns et gracieui semblent seulement un peu abattua par la fatigue ou le chagrin.
Alexis va continuer de monter, mais la jeune fille, qui a passé devant lai, vient de le regarder au^i, et a'ai^rétant tout à coup, pousse un petit eri de ^rpriae, puis semble avoir envie de lui parler.
Alexis s'arrête à son tour, ctiercbant en vain d^na sa mén^Kire à se rappeler tea traits de celte per^opue^ qui a l'air de le reconnaltife. En ce moment une vqM^ bien doMce lui dit ces miois :
n^ Voua ne me remettez pfa, n^naieur ?
^Ncin, mademoiselle.,., je ne erois pas vous ay^r '^ inais vue.-..; cependant vMrç voix..., il me aemble Vavoîr déîi sptoAdue.
^ QbIJe vous reeonnais bien meÂ., moi^or... C'aat voua qui^ un soir... avez eu la boptéde mepro^g^... quand un bomme ni^tosultait, me^ poursuivait... Ail I je suis bien m^ de pouvoir \w^ remercier encore.
p» tJiVW?9.^' If3
rF Commet, c'^( vous, niafkefodlseliçt qn^ j'a| f ecoivduite OD soir t -rr Qui, iiHïiiftiçuF. -r* Je o^ in^^tonna pai m YM (raiti in'étaifint inconiiua... Ce 9air-*là je ii*aYau pas vu Yotr^ visage^. — Mais moi, je vous avais \iieii yu..«, monsieur..., et jen*avais pas oublié... Quet^u^MP QW QO||S oblige..., on esl ^ien aise de te r^conpaUr^, — Hfademoi- •9lle, je n'ai fait alora que v^n 4e voir« . . PuIsquHl ^ trouve des bomine^ pour insulter les (emmes, c'est bien le moins 4u*il aVo trouve aus^i peur If^a 4é(ep<|r^< MaîSi c'est a|iigi^iier, je ro eroyaia pa9 vous avoir ra^n^éa 4fl^ eelte nie« *-" Ob l non, n^ofisieur, ce n'était pas da^a cet^ rue que je d^meqrais alors; mais j'ai changé d^ logement depuis cette épo<|ue. ^ Et cet hompie qui voua fivait insultée, «e Tavez-voMS pas reiicontré iepm$ ?
^ Une seule fois, loonsieur, j'ai eu le malheur de le rencontrer» mais heureusement, c^était dans le jour; cependaot il est encore venu i moi, il m'a reconnue, m'a parlé; mais mot, sans écouter cçi qu'il médisait, je me suifii mise i courir, et comme il y avait beaucoup do mopde dans la rue, il M'apas osé meauivre. D^uia je ne Vai pl^s revu.,., et j'espère bien ne plus le rencontrer.
— Si cela arrivait encore*, mademoiselle, dites à ce Hiomîeur que le couaiot de 89 femipe ira lui demander raiaoa de 9a conduite...
— Le cousin de... sa femme... Yqks connaissez donc ce vleip^ pionsieur ?
— ' Oqi, l^ hasard me Ta fait retrouver daus le monde..., et j'ai été bien surpris en le vojant Nous n'avons pas eu l'air de nous reconnallre ni l'un ni Tautre ; mais a'U se permettait encore de vous insulter, je...
— -Ob I C9ia n'arrivera plus, je l'espère... Il nèpeutsa- \oii foa ANneure... Paris ost si grandi je sors si peu.:. ^itW duuta je ne le revwiai plM9. Je serais trop malheur^uieai J9 y^m taisais encore avoir quelque ^ç^ne dés^-
gréable avec une personne... à laquelle vous êtes allié..., puisque vous êtes... le cousinde sa femme.
— Ce n*estpas cela qui m'empêcherait de punir quelqu'un qui se permettrait de vous outrager. — Vous êtes trop bon, monsieur..., et je...
La jeune fille n'achève pas ; elle balbutie quelques mots, puis reste embarrassée et baisse les yeux. De son côté Alexis voudrait exprimer à cette jeune personne touit le plaisir qu'il aurait à pouvoir encore lui être utile, tout l'intérêt qu'elle lui inspire ; mais il ne sait comment tourner sa phrase ; il se sent timide, et il reste en silence et immobile devant celle à laquelle il lui semble qu'il a mille choses à dire. Du moins, s'il est muet, ses yeux, plus hardis, se sont fixés sur le charmant visage qui est devatit lui, et qu'il ne peut se lasser de contempler, parce qu'il y a dans les traits de la jeune fille une réunion de grâce, de douceur et de mélancolie qui l'a sur-le-cbamp intéressé.
Au bout do quelques minutes, pendant lesquelles les deux jeunes gens restent en face l'un de l'autre sans prononcer un mot, la jeune fille fait une petite révérence en disant :
— Monsieur, je vous souhaite bien le bonsoir.
Puis elle descend Tescalier et s'en va, tandis qu'Alexis, qui voudrait la retenir, lui parler encore, ne sait que faire une inclination de tête et la suivre des yeux.
Alexis était resté sur le palier; il pensait à la jeune fille qu'il venait de rencontrer ; il s'en voulait beaucoup de ne pas Tavoir retenue plus longtemps, de l'avoir laissée s'éloigner sans lui témoigner le plaisir qu'il aurait à la revoir.
— C'est bien singulier, se dit-il... Je lui ai donné le bras..., nous avons inarché assez longtemps ensemble, et je ne me suis pas aperçu des charmes qu'il y a dans cette jeune fille... Ah I j'étais si préoccupé alors..., et puis elle
était dans Tombre (Fabord. C'est égal, j*ai été bien peu curieux.. ., ne pas avoir seulement regardé la figure d'une personne à laquelle on donne le brasi... Ah ! Frison avait raison de me dire que cela ne se comprenait pas!... je me suis conduit comme un sot alors..., et tout à Theure encore. ., j'aurais dû lui demander la permission de la revoir... Il me semble que j'avais une foule de choses à lui dire..., et à peine si j'ai su trouver quatre mots... Je suis un niais près des femmes I... Mais cette jeune fille a des manières..., un langage qui n'annoncent point un^ ouvrière..., elle s'exprime fort bien... Oh! je suis sûr qu'elle a reçu une bonne éducation, cela se voit tout de suite. Elle demeure dans cette maison... Ab ! j'interrogerai ces demoiselles. Amandine la connaît peut-être.. . Si je savais qu'elle remontât bientôt... Je resterais à l'attendre dansTescalier... Oh! mais ce serait peut-être indécent...
Et Alexis ne savait quel parti prendre ; mais cependant il restait toujours sur l'escalier, et ne pouvait se résoudre à monter sans avoir revu cette jeune fille dont il ne savait pas le nom.
Tout à coup un grand bruit se fait entendre en bas ; on a refermé la porte de la rue, on monte Tescalier. Alexis tressaille de plaisir, d'espérance, il croit qu'il va revoir sa nouvelle connaissance.
Mais des éclats de rire, des voix dliommes ne tardent pas à lui faire voir qu'il s'est trompé, et la petite tête brune de Frison se montre bientôt sur Tescalier.
— Qui est ce qui est là en faction? s'écrie le petit Fri- ~ son en apercevant Alexis arrêté au premier étage. Tiens !... c'est M. Alexis !... Quest-ce que vous faites donc là, farceur?.. .le gage que vous gnettezunedecesdemoiselles..., hein?... oh! il y a quelque rendez-vous de donné....; j'ai envie d'aller prévenir le portier qu'il se commet des horreurs dans l'escalier.
— Ab! moDiieur frison,.., je yous tssure ^ue vou» vous trompez..,, je n*ai point de reudez-voui .
«<« Ebl ne voyez-vous pas que je plaisante... D'ailleurs, quand vous en auriez, où serait le mal...; est-ce que rhomme n^est pas un oiseau fait pour béqueter toutes les fleurs quand elles ont du suc? Ab çà ! mais... qu'est-ce que cet autre fait donc en bas?... Ohlebl Qrandinet? est-ce que tu es tombé dans la cave?
Une voa de bossu répond du bas de l'escalier :
"»- lie voilà I me voilà I c'est que je remets mon socque qui s'est cassé ! «
T- Est-il béte, il remet son socque pour montef l'escalier! Monsieur Alezis, vous allez voir un de mes amia,.., eiiceflent musicien, très-fort sur l'accordéon et le flageolel«w C%st iin jeune bomme de quarante ans, qui est dans le commerce t et qui a pris sur son sonuneil pour étudier ia musique et se donner des petite talents da société... $ c'est cela qui est philanthrope.*. ; il noua feia danser ce soir..., il sait trois valses... Voyons, Grandinet, est-ce pour aujourd'hui ?... laisse donc tes socques en bas, on ne te les vêlera pas I
lA personne qui est venue avec Frison monte enfin Tescalier. C'est un homme dont la figure carrée et osseuse annonce au moins quarante-cinq ans , et dont la taille est de quatre ' pieds deu$ pouces , la eorpulence très-fonrte et les mollets énormes. Ce monsieur, que l'on pourrait pfesque appeler un naiç, est toujours mis avec beaucoup de recherche, et très- pincé dans ses habits; enfin, outre de hauts talons à ses hottes» il porte constamment des socques pour se grandir un peu, et malgré tout cela» sa tête n'arrive qu'à l'épaule du petit Frison. Ai^^i celui-ci aime*(-it beaucoup à sortir avec son fimi QMndinot, près duquel il se croit presque bel homme^
Quand M. Grandinet est arrivé «n piemior ii\^i Frt-
tt fAtmiTM. iir
Èon te regarde, puis, tournant les yeui sur Alaiis^ se met à Hre aux lamies, en lui montrant son airiii et s*è^ criant :
'^ tielnl qu*est-ce que tous dites de celàt.ié C'est Grandinetqueje tous présente...; il n*est pas grand, mais il n*est pas beau.<.( c'est égal, il fait des conquêtes plus qu'il n'en veut..., surtout depuis qu'il joue trois taises sur Vaccordéon... Les femmes adorent les petits hommes.. , elles savent ce qu'en vaiit Taune, n*est*ce pas, scélérat de Grandinet 7
f^ petit monsieur se met à rire comme un bossii, en s'écriant d'une voix aigre, forte et nasillarde :
— C'est vrai que ça donne, les femmes I ça donne beaucoup.
— J'espère que nous allons en pincer ce soir, reprend Frison; oh ! il faut s'amuser..., du reste, vous voyez que f ai apporté des provisions.
En disant cela, Frison montre i Aleiis deux goulots dé bouteille qui sortent de ses pocbes.
— Du vin cachetél hein 7... cachet jaune, je erois que cela promet..., et dans ce papier un pâté dont vous me direi des nouvelles... hi! hi! hit
Et Frison riait beaucoup en regardant le pâté enve-* loppéde papier qu'il tenait soigneusement sous son bras.
•^ Est-ce qu'il est aux truffes? demande Grandinet.
*-Aux truffes!... ahl... ouicfael bien mieux que cela... —Mieux que des truffes? ça me paraît fort! ^C'est bien, Grandinet, contenez-vous; si Vous n'êtes pas sage, vous n'en aurez pas... Ah çà, messieurs , est-ce que nous ne montons pas..., est ce que nous allons passer ta soirée sur l'escalier?
•^ Je vous attends, répond Alexis; et tout eh disant cela a se penchait sur la rampe pour regarder si personne ne montait.
— Ohl monsieur Alexis, Je commence à croire que je ne me suis pas trompé en vous disant que vous attendiez quelqu'un, reprend Frison; mais je saurai qui c'est..., je verrai bien là-haut quelle est celle de nos demoiselles qui n*est pas encore venue... Après tout, si vous voulez rester là..., vous êtes libre... Viens, Grandinet.
— Je vous suis..., je vous suis, dit Alexis.
Et se décidant, quoique à regret, à monter l'escalier, le jeune homme suit Frison, qui riait toujours en considérant son pâté, et M. Grandinet, qui, avec ses socques, faisait autant de bruit qu*un cheval.