‹ La jolie parfumeuseChapitre 13 sur 53 · REPRISE · texte numérisé non relu

REPRISE

Je peint etc. etc.

CHŒUR

Il peint, etc., etc.

POIROT

M’sieu Boucher, à sa manière ;

Vous fait des d’ssus d’portes. Moi,

Je vous fais un’porte entière.

Et plus vit’ que lui, ma foi !

Dir’ que dans F siècle où nous sommes On parle de mossieu Watteau !

Tout ça, ça n’est pas des hommes,

C’est des peintr’ qui n’boiv’ que d’I’eau.

Je peins, etc., etc.

CIIŒUR.

Je peins, etc, etc,

CHŒUR

II peint, etc., etc.

LACOCARDIÈRE.

Un peintre très-célèbre et connu dans tous les

cabarets. Mais qu'est-ce que vous voulez ? les grandes dames ont la manie de ne pas venir visiter les cabarets.

pomoT.

Comment voulez-vous qu’on perce? (changeant sa voix.) Si maintenant, ma charmante, vous voulez bien me prêter votre figure pendant cinq minutes...

ROSE

Certainement, monsieur le peintre... mais c’est bien de l’honneur que...

poirot.

C’est vrai, c’est de l’honneur, mais je vous la fais tout de même.

I.A COCARDIERE, avec d'antres invités préparant nne table au pied

d’un arbre.

Si vous voulez bien monter là-dessus.

ROSE

Là-dessus... pourquoi faire?

BAVOI.ET.

Minute ! qu’est-ce qu’on veut faire à ma femme ?

LA COCARDIÈRE

C’est pour qu’il vous voie mieux.

POIROT

Oui, je travaille qu’en pied.

ROSE

Mais je vais tomber.

N’ayez pas peur, je vous tiendrai.

ROSE

Allons! puisqu’il le faut. (Elle monte sur la tabla.) Là!

POIROT

Attendez... prenez une pose gracieuse, s’il vous plait.

nosE.

Gracieuse... c’est que je no sais pas, moi.

BAVOLET

Reste comme tu es, va, Rose, tu seras charmante !

FOIROT.

Levez le bras droit comme ça. (Rose obéît.) Reculez la jambe gauche comme ça. (puisant un geste à la Cocardière, bas.) A vons la jarretière !

JULIENNE

Quelle est mignonne ! V'ia un petit homme qui n’est pas à plaindre.

Rose renvoie virement sa jambe en arrière et donne un conp de pied dans la tète de La Cocardière qui a' était déjà glissé sous la table pour enlever la jarretière.

LA COCARDIÈRE

Aïe!

ROSE

Ah ! mon Dieu ! J’ai fait du mal à quelqu’un.

POIROT, faisant signe à La Cocardière de ne pas bouger.

Non, c’est à l’arbre, derrière... ne vous inquiétez pas... Pointez un peu le pied droit. C’est ça... no bougez plus maintenant, je commence.

BAVOLET

Qu’elle est jolie comme ça !

La Cocardière est sorti do dessous 1a table et s'approche de la jambe de Rose, en passant derrière l’arbre.

ROSE

Ah! mon Dieu... monsieur le peintre!

POIROT

Qu’est-ce qu’il y a?

ROSE

Ca me gratte à la jambe gauche.

POIROT

Ne bougez pas !

ROSE

Oh! si! ça me chatouille trop!...

POIROT

Ne bougez pas, que je vous dis!

ROSE, jette un petit cri.,

Àh ! (Elle saute de la table et tombe dans les bras de Bavolet.)

LA COCARDIERE, qui a enfin réussi à enlever la jarritière, se redresse en renverrant la table. Bousculade générale.

Je l’ai! Victoire!... j’ai la jarretière de la mariée!

POIROT

Enfin, ça n’est pas sans peine! (li jette au vent son déguisement et saute de joie.) Tra deri, dera, deri dora.

- ROSE, descendant.

Poirot... c’était Poirot !

POIROT

Lui-même... Comment truffez-vous que je me truffe?

On distribue aux hommes des morceaux de la jarretière qu'ils mettent à leur boutonnière. >

JULIENNE

Ah qu’il est drôle cet animal là.

Ah c’est une bonne farce.

LA COCARDIÈRE

Seulement, j’ai l’œil en compote... ça me fait une gifle et un coup de pied, (a part.) Mais quelle jambé! c’est immense.

POIROT

Bah ! il n’y a pas de roses sans épines et de jarretières sans ardillons (a Rose.) Sans compter, belle Rose,

que j’avais commencé à vous dessiner et quo <;a venait...

Regardez plutôt. (il montre un nez énorme . )

ROSE

Oh ! l’horreur!

roinoT.

Comment? mais c’est son nez.

B A. VOLET

Non, c’est le tien.

poirot.

Ah bien! je me serai trompé. Ecoutez donc, pour un homme qui n’a été que dixdiuit ans à l’école.

LA JULIENNE

Allons, allons! ne perdons pas de temps! En place pour le rigodon !

TOUS

En place !

rOinOT, à an musicien.

Le rigodon ! Permettez, vous me mettez votre clarinette dans l’œil.

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