L USURPATEUR I^I
— Tu n'as pas besoin d'avoir confiance. Garde-moi sans m'armcr. Garde-moi enchaîné si tu veux. Entoure-moi jour et nuit d'hommes chargés de me tuer si je te conseille mal ; mais essaye d'écouter et de suivre mes avis, cela suffira.
— Soit! Ainsi sera fait.
« Soyez désormais les vigilants gardiens de cet homme, ajouta le magister militum en se retournant vers ses officiers.
Argeste dédaigna de remercier Constantinus. Il ajouta, au contraire, à sa proposition, une requête :
— Puisque je vais te suivre, il faut que je ramène à ton camp les femmes que j'ai laissées dans le bois où je me cachais. Ordonne que l'on m'y accompagne, car on ne saurait pas les y trouver sans moi.
— J'y consens, mais va et reviens sans retard.
L'un des duces se détacha du groupe des officiers, sur un signe de Constantinus, et quitta aussitôt la place avec Argest, toujours enchaîné et enveloppé d'une garde de fantassins.
Au miHeu de la ville, à l'un des postes de cavalerie, cette garde à pied fut remplacée par cinquante cavaliers, et, le vandale, mis à cheval, partit au galop avec cette garde commandée par le duc militaire.
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