Ibid., p
maisons où on fait 15 et IG apprentis pour 3 ouvriers » (1).
Debout de très bonne heure, ces malheureux enfants, qui couchent pour la plupart chez leurs patrons, entassés en grand nombre dans d’étroites chambrettes, le plus souvent deux et quelquefois trois dans le même lit (2), commencent leurtravail dès six heures du matin, plus tôt même les dimanches et fêtes.
Toute la journée, des courses interminables les obligent à porter chez des clients des paniers lourdement chargés. Ils montent d’interminables étages dans des escaliers de service étroits, raides et mal aérés. « Tel enfant, le jour de Pâques, fit jusqu à 112 courses, dont la dernière à 11 heures du soir. Tel autre, arrêté dans les rues de Paris, apprenait à son interrogateur que, parti à neuf heures de sa maison, il rentrait seulement pour