Labour Comynission Reports
Déjà, en 1844, un grand manufacturier de coton, M. Greg, s’était rendu compte accidentellement que lorsque ses usines ne marchaient que pendant quatre jours par semaine, pendant la morte-saison, ses ouvriers produisaient autant qu’en cinq jours ; c’est-à-dire que grâce au repos dont ils jouissaient, ils pouvaient produire en 48 heures par semaine autant qu’en 60, la journée normale étant uniformément de 12 heures. (John Rae, loc. cit. p. 43.)
réduction de la durée du travail, non seulement ne diminue pas la production, mais qu’elle améliore la qualité (1).
On pourrait multiplier facilement des déclarations ou des aveux de ce genre, qui confirment ce que nous avons précédemment observé ; toutefois il est nécessaire de se rendre compte de la raison pour laquelle le travail humain parvient à fournir une productivité plus grande, quand il est moins prolongé.
Lorsqu’un industriel consent à réduire la durée du travail de ses ouvriers, il cherche à compenser cette diminution du travail par tous les moyens en son pouvoir. Il est ainsi amené à surveiller de très près l’emploi du temps de son personnel, et c’est pour iui une excellente occasion de supprimer certaines tolérances, certains abus sur lesquels on fermait les yeux jusque-là (absences fréquentes de l’atelier, pauses trop prolongées, insuffisance d’activité au travail, etc.). Un ouvrier ne se soumet-il pas à ce régime ? il est immédiatement congédié pour être remplacé par un homme plus énergique.
Toutes les fois qu’il le peut, l’industriel cherche à provoquer ce surcroît d’activité en accélérant la vitesse de ses machines. 11 est, dès lors, entraîné