‹ La journée de huit heures [microform]Chapitre 37 sur 69 · I. — n-uUetin de l’Office du l'ravail, avril I90'i, p · texte numérisé non relu

I. — n-uUetin de l’Office du l'ravail, avril I90'i, p

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à chercher les systèmes les plus perfectionnés c{ui donnent le meilleur rendement. Personne n’ignore, en effet, l’influence considérable du machinisme sur le prix de revient des marchandises. Si les Etats-Unis sont arrivés à produire à si bon marché qu'ils concurrencent dans le monde entier les produits de notre vieille Europe, ce n'est pas en augmentant la durée du travail, nous avons vu qu’elle était sensiblement plus courte que chez nous : ce n’est pas davantage en diminuant les salaires, il n'est pas un pays où le taux nominal des salaires soit plus élevé ; c’est grâce surtout au perfectionnement extrême du machinisme employé. L’ouvrier ne travaille plus par lui-même, pour ainsi dire, il se contente de conduire et de surveiller le travail de la machine : sa force d’action se trouve de la sorte indéfiniment multipliée. Dès lors, le taux de son salaire et la durée de son travail ne présentent plus la même importance qu’en France, où il faut beaucoup plus de maind’œuvre personnelle pour arriver à fabriquer un même produit.

Le patron peut beaucoup, par son intelligence et son esprit pratique, pour assurer la réussite de la diminution des heures de travail : son action serait cependant insuffisante si elle n’était complétée par une collaboration plus active de son personnel (1),

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