‹ La journée de huit heures [microform]Chapitre 43 sur 69 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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qui ont fait ressortir que cette réforme ne pourrait être obtenue qu’au prix d’un effort plus intense.

M. Charles Gide, professeur d’économie sociale à la Faculté de droit de Paris, estime que « la journée de huit heures doit demeurer le but visé », mais pour l’atteindre, « il faut qu’elle soit préparée par les ouvriers, par les patrons, par les lois, par tous les moyens qui tendent à accroître les énergies physiques et morales des travailleurs et la puissance des instruments de travail (1). »

Tous les libéraux ne partagent pas, il faut le constater, l’avis de M. Yves Guyot.

M. Frédéric Passy, membre de l’Institut, l’un des représentants les plus autorisés de l’école libérale, est de ceux-la. « Je suis, dit-d... partisan de i terminé des trois-huit ; et cela depuis bien long-

j temps, depuis près de soixante-dix ans ; depuis le

‘ jour où j’ai entendu parler de ce personnage origi-

nal, l’Américain Elihu Burrit, le savant forgeron, qui avait partagé sa journée en trois parts : l’une pour le métier qui le faisait vivre ; l’autre pour ■ l’étude des langues à laquelle il se livrait et pour

la publication de ses brochures pacifiques, les Feuilles d'olivier ; la troisième pour la réparation de ses forces » (2).

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