L.-G. Fromont : Une expérience industrielle de
réduction de la journée de travail, av'ec une préface de E. Mahaim. Travaux de l’Institut de sociologie Solvay, Bruxelles. Giard et Brière, dépositaires pour la France. Vol. in-16, Bruxelles, 1906.
La journée de 24 heures.
ANNEXES
respiratoires, l’absorption inévitable de ces matières poussiéreuses il est nécessaire de remarquer que les blendes, contenant souvent du plomb en quantités plus ou moins considérables, donnaient lieu à des intoxications saturnines, avec tout leur cortège de misères et d’infirmités...
« Les dortoirs aussi faisaient complètement défaut et les ouvriers, pour pouvoir dormir, se trouvaient dans l’obligation de se coucher sur une t paillasse, étendue à côté de leur four, et de séjourner au milieu d’une atmosphère chargée de gaz i
et de poussières toxiques ( L. »
Après ces vingt-quatre heures de travail, il y avait bien vingt-quatre heures de repos ; mais < sur ce repos il y aurait lieu de déduire le temps nécessaire à l’ouvrier pour rentrer chez lui : beaucoup demeuraient fort loin, ils avaient parfois une heure ou une heure et demie de marche à faire. Le sommeil, pris pendant le jour, était interrompu par les repas de famille, et il ne dépassait guère dix ou douze heures tous les deux jours. Une telle détente était insuffisante pour compenser l’énorme déperdition de forces occasionnée par le travail à , l’usine.
L'activité industrielle du personnel s’en ressentait : une grande nonchalance régnait. L ouvrier « ménageait le plus possible ses efforts par 1 intermittence du travail à accomplir, en travaillant