‹ La journée de huit heures [microform]Chapitre 58 sur 69 · Lqc. cit., p · texte numérisé non relu

Lqc. cit., p

ANNEXES ‘^05

sans méthode et, suivant ses caprices, au moment

qui lui paraissait opportun (1). »

S’il n’y avait qu’un long repos régulièrement prévu, par contre, les interruptions dans le travail étaient fréquentes, et il ne faut pas s’en étonner.

« Quelle que soit la force d’un homme, quel que soit son courage, il lui est physiquement et psychiquement impossible de développer, d’une façon soutenue, pendant un temps aussi long, et suffisamment de volonté et suffisamment d’attention et suffisamment d'effort physique, — surtout lorsque d’aussi exorbitantes exigences doivent se répéter de deux en deux jours (2). »

xA.ussi pour se réveiller et se donner 1 illusion de la force, les ouvriers soit clandestinement à 1 usine, soit ouvertement lorsqu’ils en sortaient, absorbaient beaucoup d’alcool.

La journée de douze heures.

En 1888, l’usine changea son matériel, elle adopta des fours à moufles qui permettaient une production industrielle supérieure et évitaient la déperdition du gaz sulfureux ; mais les nouveaux procédés de fabrication exigeaient un travail attentif et soutenu. Il n’était pas possible de l’attendre d’ouvriers passant vingt-quatre heures consécutives à l’usine.

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