EPILOGUE
. Jadis, en donnant l'accolade à un chefalier, le parrain qui consacrait un autre brave se considérait comme solidarisé dans l'honneur ou la défaillance. Il ne prenait pas cette responsabilité pour le premier venu, à plus forte raison eût-il reculé devant une félonie qui, d'ailleurs, ne laissait pas accès dans ce noble corps qui avait l'honneur pour loi, le sacrifice pour devoir.
Encore moins un roi ne peut-il, à bon escient, engager sa responsabilité sur une tête déshonorée. A ceux qui supposent ce but, en dehors des précédents chrétiens, qui serait la déca-
pitation p^r une main royale de tous les principes qui serait le scandale bravant la conscience humaine sous lin diadème maudit, nous disons, non, ce n'est pas vrai, car ce n'est pas possible ! Ce cauchemar sur le monde consterné nous semblerait y avoir été posé par l'esprit du mal. C'est que Dieu lui aurait livré la terre pour la submerger dans le torrent fangeux du déshonneur. La royauté, collectivement frappée dans son essence même, perdue dans l'esprit des peuples, mettant la rougeur au front de ses fanatiques, ne trouvâtelle que la voix libre de l'Angleterre, celle accusatrice de l'Amérique ; la royauté suicidée par elle-même ne survivrait pas à ce soulèvement.. Elle ne peut, sans être l'antéchrist, se faire le hérault de cet outrage à l'Europe, au droit des peuples, à la dignité des couronnes.