I.A JlH ll.NKK DBS UVliUM.M
Dr ta i énus d' Appelle i [lu* '-"i/s estet un flatteitr.
Ou donna à Polyandre l'honneur de ce combat. i ai pour Aiauif, il n'es toi i que trop content de l'honneur d'avoir combattu. One heure \iil naistre tous ces u'i>. sans compter ceux qui furent commencez, cl non achevez; ceux qui tombèrent à terre : ceux que Philoxène et Télamire liront tant en François qu'en italien, et qu'elles ne voulurent pas dire. Enfin, comme l'assemblée esloit preste à se séparer, le meame esprit familier dont j'ay parlé apporta ce madrigal à Philoxène de la part de Théodamas.
A PHILOXENK
i r> lADIUGAUI HII< F.N SAI.VE, POOB ELLE, \ L'OCCASION DB CEUY DE THÉODAMAS.
Enfui, vous m'avez répondu, Bclh- 'i charmante Philoxène; Hait mon ■ spril est confondu Ki se/// une nouvelle peine ; Vaut voui servez de mon cachet Pour révéler vostre secret , // rsi connu de ttmi ir monde .
Pensez-vous que <•<■//( soit </<>"./■ (>■ les beaux esprits " la ronde .
Fass< "' '/< j madrigaux /»'"<>• vous?
38 LA JOl'RINKI DKS M AU KM; AUX.
Chacun battit des mains et se leva. Cette journée, la plus aymable du monde, fut appel lée d'un commun consentement la Journée des Madrigaux, et bien que tous les héros qui estoient présents aimassent passionnément la gloire et les honnestes plaisirs, il n'y en eut pas un à cette heure-là qui portât envie aux grands exploits de la journée de Thybarra1 ni au divertissement des dix journées de Boccace.
' c'estla bataille deLens, décrite dans le Grand-Cyrus. sous re nom-là. » Conr.
UTRFS MADRIGAUX
\ a Iromré bon d'ajouter icy plusieurs poésies qui furent faites en suite de cette mémorable journée : et pour satisfaire mesme la curiosité de ceux qui ne verront que ce fragment, il a esté jugé à propos l\ mettre les premiers vers qui furent faits sui le i i< lui donné à Sapho, quoy qu'ils se Ironvenl léjà en un aolre endroit des Chroniques.
M IDRIGAL DE SAPHO
à THEODAMA.S,
Set ii- eaehei >i ■> * 1 1 W »**il tonni
m riln un tachai ai ]<>ly.
n gravi . ni brillant -
40 LA JUIllMl liKS MAUIUGAI \.
// faudroU avoir, ne me noble, Quelque joly secret ensemble;
Cor enfin les jolis cachets
Demandent de jolis secrets.
Ou du moins de jolis billets ; Mais comme je n'en smj point faire Que je 7i'ay rien qu'il faille taire Ni qui mente aucun mystère.
Il \uut cous dire feulement, Que vous donnez si galamment.
Qu'on ne peut se défendre De vous donner son cœur ou de le laisser prendre.
REPONSE DE THEODAMAS.
Le présent que vous m'avez fail A bien surpassé mon souhait, Je ne prétendais autre chose Qu'un petit compliment en prose, (Conçeu toutes fois galamment, Car vous ne sçauriez autrement t.
Qui m'eût dit, d'un air agréable On reçoit d'un air favorable i astre cachet assez jotg.
Mais lions do si hernie rers le traiter de poly I), brillant, de eaehrl o faire
Secret, confidence, ou mystt n C est ce que je n'attendais pas .
\fais les fleurs naissi ni sous eus pa* /•.'/ plus encore en oostrt bottent
IOWNÛ J • i — M UMUG w \ il
Et tout oeque voetre mam touche
Drrifitt poly, jobj, ijuluitt,
AymabUj agréable, sxcêUi m.
Cependant de quelle louange
Puis-ji reconnoistre Yeechange,
Qnr fait vossrebeem madrigal,
Qui pour un cachet dr ehrgttal M'offre <!'■ m>' donner <>" il,- me laisser prendn
i Min cour, qui n'a pu ee n ndr
t innt de braves conquérant
Qu'on a mu cent fois sur les rangs
l'onr disputer cette conqut Mms puisqu'à moy, Sapho , vostre bonté s'arrestt
Et nu: permet </-' faire un choix (jm me rend plu* heureux que prince ni 'i'u roy, Je tuwroy la leçon qu'Amour me trient d'apprendrt . Donnez- moi vottre cœur . sans, me le laisser prendre.
REPONSE DE SAPHO
i ont estes <n> cruel vainqueur, /)■ i ■■ iJotr qu "/< porte ton tour Jusque tlnn* voetre chambre, Mais pour "• doim déguiser rien
Quand mus seriez plus qu'Alexandri Si oout voulez iirinr le mien II (mit /<• venir prendre, ommt j'ay le cœur phu grand que Talestris C'est ast \tilk estre iwis.
ij l. \ Jui KM I WBB ËADMGAUX.
KÉPONSE DE THÉODAMAS.
C'est estre un assez doux vainqueur i rsq ii dépend dû moy de pouvoir prendre un eœtu
De consentir qu'on me le donne .
Q Muid vous auriez le cœur plus grand que Talestris
Lit raiSOU hntlesfois ordonne
Qu'il soii donné plustosl que pris.