II- \ SAPHO
Sapao, faut-il m on »'< ttorm* >' noa 1/ - - pour vous ont manqué de caquet? ;> r,,,i ntr-h-champ tmu faire ou'un bouquet, l oui méritez une couronne.
POLYANDRE a SAPHO.
i «>.;s qui faites des >;rs si doua En souhaiteriez -xxnu des nostri -
\ VOUS n'en aurez pas de nout *t vous nui les faites au.v autres.
\r.\NTE A CLÉODORE.
Encore un madrigal, enenre.
Pour l'autnable Cléodore le la respecte et l'hom Mais malheur " </"' l'adore.
POLTANDRE A CLÉODORE.
On ne sçauroil faire mieux Que tTadort r Cléodore;
Si l'on adore les dieux, l-'ani-ii pus adorer l'aurore?
L'invincible Polyandre, surpassant autant tous les antres par la récondité de son esprit, que par
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la beauté de ses vers, fit encore deux madrigaux par dessus le marche ; Cléodore demandoit si, parmy ces beaux esprits, il n'y en avoit pas un qui eût l'esprit satyrique qu'elle haïssoit tant? Il répondit qu'il l'avoit luy seul , puisqu'il avoit bien osé nommer tygre la belle Télamire. Sapho dit là-dessus qu'à une bel le et jeune personne, il valloit mieux estre appellée tygre , que mouton, et Polyandre, prenant cette pensée en l'air, la rima ainsi :
Le madrigal seroii mauvais, iymable et divine Valygre, Si, nu lieu ' de vnux nommer tygre, Jr vous nommais un mouton <lc BeoUVOU.
Il laissoit, comme vous voyez, une petite licence dans ce madrigal ; et dans quelque autre, il avoil moins regardé à la rime qu'à la raison ; c'est ce qui l'obligea de prier Acante, que s'il escrivoit ses vers, il prit le soin de les corriger; Acante lui demanda en riant, s'il ignoroit donc l'histoire de cette Vénus d'Appelle, tant chantée? Et Polyandre à qui il estoit désormais plus facile de parler le langage desdieiu que celuy des hommes, répondit ainsi :
i rayment, vous mêla baillez belle, Traittani let madrigaux d'un /<>/•/ mouvait autheur
1 On n mis .Mi-dcs-ns : Mm /oi'n, — poin r\il.-i l'hindi*.