‹ La journée des MadrigauxChapitre 3 sur 50 · I., | ,!■ kl I · texte numérisé non relu

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Que mir du peupleett voix de Dieu,

ène, donrk %-moi Heu, l'ur un madrigal favorable, I U de ooetre main aymable, ter qu'il n'eet rien de secret et de doux,

()iie leijitiliu-ment je n 'obi une <ie mus.

Philoxène savait faire des vers quand il lui plaisait; mais on celte occasion, elle crut qu'il estoit de li dignité d'une grande princesse, comme elle, de ne répondre que par secrétaire. Elle voulut employer Acante qui se rencontra le premier sur tes pu; il s'en deffendit quelque temps, disanl que le prince Ar/athyrse ' y seroit infiniment plus propre, soit pour la satisfaction de la princesse, sort pour celle de Théodamu. Enfin, pourtant. après une longue contestation, il promit à IMiiloxène qu'il seroit son pis-aller et que si Agathyrse ne \ouloit pas faire de beaux vers pour elle, il essayerait d'en faire de mauvais. Agathyrse lit le lendemain le madrigal que roua ailes roir, non

pas pour rép lu à celuy de Théodamas, mais

loui an contraire, pour s'excuser d'y répondre.

' D« RaiQcy, lit de Rentier, iD(endao< dei tuncet

'2-1 LA JOIUMI MB MAUIUGAI X.

MADRIGAL DAGATHYRSE

A FHILOXÈNE.

Le présent qu'on vous fuit, aymablc l'hiloxènc , Semble vous advertir de garder le secret, Et vous devez, je croy, vous résoudre sans peine D'observer un advis si sage et si discret ;

Ne confiez donc plus le rostre

A lu lidcllitc d'un autre :

Tel est intéressé qui ne te montre pas . On est fort rarement à Boy-mesme contrain .

Et je iiensr qu'on pareil cas

Le mieux est toujours de se taire; \lais ai nom sauhailtez que sans déguisement .

J'expliipic vostre sentiniiul.

Souffrez qu'auparavant j'aprenne a le connoistre. Quel moyen sans cela de le faire paroistre? Je n'en pourrois parler que fort doutensemenl: Ainsi , pour bien agir, sans crainte qu'on me blasm, ■ Laissez-moi pénétrer jusqu'au fond de vostre âme.

Incontinent après, Agatliyrse s'enfuit au pais di- ÎScustrie ', de peur qu'on ne lui en demandât davantage, et c'est l'opinion commune, que ce ne fut point par paresse, qualité qui ne Beroit nullement

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bonneste à un héros; mais qu'en effet il étoit de l'advis de son madrigal, ci prenoit trop d'intérêt en Philoxène, pour aller dire sans répugnance des doueenn de sa part à Tbéodamae.

i boses en estoient là, quand rassemblée «lu Samed] Fut visiter la princesse, qui ne manqua pas 'le sommer Aeante de sa parole, et de lui demander le madrigal qu'il avoil promis. Le berger, comme pour se préparer par ce prélude, lui répondii en deux vers :

i out l'aurez demain matin Ou j'y perdrai mon latin.

Mais comme les desseins des hommes ne sont que vanité, et que la fortune, qui domine sur l'amasse, aussi bien que partout ailleurs, se divertit le plus souvent à tourner leurs actions au reb 'Uis de leurs pensées, il lui plut et aux Muses de faire naître avant terme ce madrigal attendu, et plusieurs autres qu'on n'atlendoitpas. La gloire en est pourtant deuë à l'illustre Polyandre, car ne pouvant souffrir qu'on différast jusqu'au lendemain la satisfaction d'une si excellente princesse,

La fureur le saisit, il mit la main aux armes*.

1 Ulusion au vers de Malh<-rl>r :

i i inn-'ii mr -.iimi. j.ï mh ii muni ,in\ mai

2i i \ .nu BHB1 DBS M M un. M \.

Et soudain prononça presque t< >ui de Biiitte ces

deux madrigaux :

MADRIGAL DE POLYANORE POUB PHILOXÊNE

A THKODAMAS.

i ostre cachet m'est mutile.

Car rostre esprit est si sage et si doux Que je veux que toute In ville

Sçache </»'■ je brvsle pour vous.

AUTRE

Théodamas, muant disert i.

De mon cœur vous fonde: les glaces, Ouy, vous entre* toutes les grâces Qui n'ont point besoin de cachet.

Acante, qui, avec l'habit et la fortune d'un simple berger, avoit le courage d'un grand prince, eut peine à digérer cet affront, et faisant de nécessité vertu, tira deux autres madrigaux de sa teste, presque en même temps, l'un a Philoxène, l'autre pour Pbiloxène à Théodamas.

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