LE NOM DE II
Vous qu'on ne peut trop estimer.
Quoi! vous ne pûmes peu rwn r ' Vous qui faisiez des vers en MUS Mail ./. i '•'•/> pleins de /feu, de grâces et d'attrait* i M <irnis.
Le femacbourg Saint-Germain oout tjcub ■
.Méliante, abandonnant alors le madrigal commencé, en fit un autre pour demander du secours, protestant que si on ne luy prestoit quelques vers, il s'attribuëroit tous ceux qu'on venoit de faire, à l'exemple d'un certain blondin duquel on avoit parlé , qui sans se distiller le cerveau , et sans prendre trop de peine, faisoit les plus jolies chan- KMM du monde, trois mois après que Polyandre les i\<>it faites.
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MADRIGAL DK MELIAM'K
Mon madrigal est aubillon1, Fameux auteur*, plaignez mou adventure, Prestez-m'en un, ou bien, je voua le nire,
Pour me venger de cette injure,
Je ferai comme Papillon i.
il ne laissa pas, toutefois, d'achever un peu après son premier madrigal sans ayde ; niais il ne le prononça point de dépit, car encore qu'il ne fût pas mauvais, il ne lui sembla pas aussi bon que l'autre qui luy coustoit beaucoup moins.
MADRIGAL DE MÉLIANTE
A THEODAMAS,
* — i » r le cachet de chryslal qu'il avait donné à Pktloxène
Recevez d'un pauvre malade Réduit a bouillon et panade, Pour voatre cachet de chryslal
Ceclu'iii madrigal :
Que s'il répond i<>ri mal auvostre i m puis faire mieux etsavez-vous pourquoy? ./'(/'/ peine a donner " quetqu'autre Ce que je voudrais bien pour moy.
1 Tour : de peu de prix.
- Lise/ l'avillnn : le blondin dont il a été parle ne peul
être Marc de Papillon, poêle de la cour d'Henri III, mort ven 1600 h > agil évidemment 'i i lit nn< Pavillon, le died pie affadi de I oilnre,
I V lui IIMT DB9 ■ADMGATJX. (9
Cependant, l'incomparable Sapho,qoi semblait ne devoir que jnger des coups, y donner le prh vnc l>' reste des dames, sentit je ne sçay quelle émotion dans son courage, qui ne Iny permit pas <r. ii demeurer là, el descendant do théâtre pour se mesler parm] les combattans, leur lit bientost voir que ij ellen'eust pas mieux aymé distribuer les couronnes, il n'y en avoit point qu'elle ne pût faiblement remporter, car en moins de rien elle est rhrit ce madrigal.
MADRIGAL DE SAPHO POUR PHIT.OXENE
A THÉODAM\-
Pour employer voslre aymable cachet .1 garder un joly secret '.
// faut donc que je vous atteste Et que mesme je vous proteste Quej'ay le UBUr sensible et doux Et que je m l'uy que pour vans .
H ' - pour faire aujourd'hui) plus qu'on m dm demandt Je vous déclare hautement, Qu'il n'est point de faveur si grande Que vous n'obteni*:. auémt ni .
Soit comme ami/, toit COtameOBUeU, Car j'ayme mieux eetre moins prude, Que d'avoir ds l'ingratitude.
1 « Cela a son fondement sur les vers du premier rarhei
■Inni il | élé parlé. » C.onr.
30 LA JOIHNRI MB MADRIGAUX.
Vous remarquerez que Théodamas, encore qu'il eût la goutte dans sa chambre, ne laissoit pas d'estre là présent par fiction poétique ' , ou , comme le veulent quelques auteurs bien sensez, un certain esprit familier, qui sert à entretenir une grande familiarité entre Sapbo et luy, prit ce madrigal et le luy porta. Il y répondit à l'instant de cette sorte :
MADRIGAL DE THÉODAMAS
A SAPBO.
Sapho, j'admire voire addresse, Par un mouvement de tendresse, \'ous me témoignez aujourd1 'huu Vos bontez sous le nom à" autrui/ ; Mon cœur rend donc grâces au vostrr De ce qu'il a pour luy des sentiments si doux, Et de ce qu'il pBMO pour vous Ce que vous dites pour une autre.
Il list plus, car il adjousta cet autre madrigal
i « Tout recy n'est qu'une invention du chroniqueur pour faire entendre la vérité, qui est que les vers suivant bien <|i> iU aient été faits presque impromptu, el StlMl uste que lai aulre-.. ne furent pourtant pu f.ni» dam MttC .^emblée, OA M. (.nnrart M M pouvait tioincr. I cause qu'il avoil II goutte- > Conr.
i v nu ii\n M8 I U'Kii.w \. M
rai ce que S,i|iln> iiM'ii dit .1 I t'spni familiei qu'elle répondoil pour Phila&ène, par un mouvement de jalousie, de peur que Philoxène ne répon <IH elle-mesme.
AITRE MADRIGAL DE THEODAM Lti