A SAPHO
S'il ni dtoji que la jalousie
De vostre ame se soit saisie.
Ce m'est un grand contentement
( Ht- comme on dit communément
Que le feu n'est pas sans fumée.
Sans dire ni trop, ni trop peu, Je dis , et n'en soyez nullement allarmêe! Que la fumée aussi ne peut estre sans feu.
dette merveilleuse fille ne demeura pas sans répartie , et ne voulant pas répondre à ce derniei madrigal, elle répondit ainsi au premier :
RÉPONSE DE SAPHO
Al! PREMIER MADRIOAI. DR THEODAMAS.
Mon cœur, pour contenter le vostre, Consml <j ■ ■ : <pn n parlant pour une nuire,
Je vous parle pour mou Pourvev '/"<■ vaut voûtiez tubir ta memm (ay . Et que quand voue parle* à notùre Philo
Deeequ'on n'appelle point haine, Uesme parmi les Ottomans, Je prenne aussi pour mou vos plu» doux sentiment.
Tout cela ne troubloit point l'assemblée ; carie Démon alloit et venoit sans que personne y prit garde, et on ne laissoil pas de faire d'autres madrigaux. Certes j'appréhende, si je vous en fay le dénombrement, de rendre suspecte d'imposture, la plus fidelle histoire du monde, et il me prend quelquefois envie de m'escrier, non pas comme un des plus grands poètes de notre siècle ' :
Héroïques exploits, guerres, paix, ambassades, lros honneurs immortels veulent des lliades, Seulement je vous, nomme, et je crains </»<' met vers
.\e passent que pour fable aux yeux de l'univers ;
mais bien comme un fort meschant poète que je suis :
Madrigaux redoublez, qui valiez des balalades (rie) Qui vous ramasser oit, feroit des lliades. Seulement, je vous nomme <i crains n>i< tant de oers Ne passent que pour fable aux !/'•'" de l'univers.
1 « C'est M. de Gombandj dana ton Panégyrique pour i<cardinal de Richelieu Conr.
IOI mil DBS KADR1GAI \. SA
i ii enfin, Acaute qui ettoH uni auprès à% Télamire, commença à prononcer on madrigal en son boonenr, implorant l'aydede Polyandre qui ne manqua pas de repartir. Acante reprit en l'honneur de Pbiloxène et de Télamire, tout ensemble. Polyandre répondit; Acante répliqua, et Polyandre lit une seconde réponse, si bien qu'il se lit comme une espèce de dialogue entré eus . nV . ette sorte :
01 divine T&amire Que j'admire,
\'nus mirez donc fie met WTt
Mait que Sarasin me prêtée Pour joindre anet mon rieur son egprii et su teste, Et vœÊre ttom célèbre ira par i'utttwrs.