‹ La journee des maladesChapitre 11 sur 57 · LA MESSE OU MALADE · texte numérisé non relu

LA MESSE OU MALADE

{Suite.)

Connaissant désormais la valeur de votre sacrifice et Téminente dignité de votre sacerdoce, montez, chrétien, montez à Tautel que la main de Dieu vous a préparé de toute éternité dans la souffrance, et n'hésitez pas à prononcer la première parole qui ouvre !a sainte messe : Introibo ad altare Deiy « J'approcherai de l'autel de Dieu. >

I^e comiiieiicciiieiit de la ITIesse.

Je monterai, Seigneur, dès le matin, à cet autel où vous attendez de moi Timmolation de

ma volonté propre et de tous mes désirs sensibles.

0 Dieu qui avez réjoui ma jeunesse, vous êles encore le Dieu qui la pouvez renouveler comme celle de Paigle, et lui rendre ses premières forces et sa première vigueur, si elles doivent servir à votre gloire.

Car vous êtes toute ma force, ô Seigneur. Pourquoi semblez-vous me repousser, et pourquoi suis-je réduit à marcher dans la tristesse tandis que l'ennemi m'afflige? Envoyez votre lumière et votre vérité : elles seules peuvent m'aidcr à quitter les vains regrets de la terre, et à gravir sans murmure le calvaire où vous m'appelez.

0 mon àme, pourquoi es-tu triste et pourquoi me troubles-tu ? Espère dans le Seigneur, car, je le répète et le proteste : Lui seul est mon salut et mon Dieu.

Gloire au Père, au Fils et à TEsprit-Saint. Par mes infirmités ou par mes forces, par ma vi€ ou [)ar ma mort, glorifiée soit la Trinité sainte dans tous les siècles des siècles. Amen !

lie Confiteor.

Js confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Vierge Marie et à tous les saints, (jue j'ai mérité par mes péchés les maux que je souffre aujourd'hui, et que la maladie dont je ressens les étremtes est le juste châtiment de mon ingratitude et de ma dureté. Que de fois ai-je abusé de la force et de la santé pour satisfaire mes désirs et mes caprices ! Que de fois ai-je remis au lendemain Texécut-on d'une résolution sainte ou la docilité aux inspirations de la grâce ! Que de fois ai-je compté sur la suite de mes jours et sur la patience d'un Dieu de miséricorde ! Je serais encore dans ces vains rêves, Seigneur, si votre main ne m'en avait tiré par la souffrance, et ne m'avait donné dans la retraite de la maladie l'occasion de réfléchir sérieusement sur mes voies et d'entreprendre enfin l'ouvrage de mon salut.

lie Kyrie Eleison.

0 Dieu, voyez du moins les dispositions actuelles démon cœiii-, et, oubliant mos ingrati-

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ludes passées, abaissez votre regard sur la détresse de votre serviteur ! Seigneur, ayez pitié de moi ; Christ, ayez pitié de moi ; Seigneur, ayez pitié de moi !

Le Glorin iii eiLcel.«$is

Gloire a Dieu dans les hauteurs du ciel, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! — La paix ! ah ! Seigrïeur, j'éprouve maintenant qu'elle ne se trouve ni dans l'usage de tels ou tels biens sensibles, ni dans la possession d'un plaisir particulier ; mais seulement dans l'ordre conservé par l'innocence d'un cœur ou rétabli en lui par le repentir. J'étais troublé souvent dans les plaisirs de celte vie molle et stérile où je m'enfermais loin de vous : une seule chose me manquait pour être heureux : la paix! Singulière chose, la paix est revenue dans mon âme avec la souffrance, parce que la souffrance acceptée y a ramené Tordre. Je sens que toutes choses sont en leur place. C'est un Dieu d'amour qui n'est plus méconnu ; c'est un pécheur qui pleure et expie

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ses fautes ; c'est la miséricorde qui est réconciliée par ces larmes avec la justice. 0 Seigneur Jésus-Christ, je vous adore dans cet ouvrage qui est de vos mains; mais aclievcz-le en effaçant de mon cœur toutes les taches qui s'y .sont accumulées. Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de moi ! ôvous qui siégez à la droite du Père, ayez pitié de moi I car vous êtes le seul saint, le seul Seigneur, le seul très-haut, Jésus-Christ, avec TEsprit-Saint, dans la gloire de Dieu le Père. Amen,

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