‹ La journée du 14 juillet 1789Chapitre 25 sur 110 · INTRODUCTION CXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CXXVII

rédiger à l'aide de ces témoignages plus ou moins autorisés des récits qui fussent non seulement vraisemblables, mais vrais, et quelques-uns y réussirent assez bien. Je me contenterai de signaler les plus importants, le plus brièvement possible ; car même ceux-là n'ont plus aujourd'hui un grand intérêt, puisque d'une part tous les récits dont ils se sont servis sont à notre disposition et que, d'autre part, nous avons des témoignages très autorisés qu'ils n'ont pas connus, par exemple celui du lieutenant de Flue.

Ducray du Minil paraît être le premier historien contemporain qui ait produit une œuvre (i) méritant quelque estime ; il cite franchement ses sources ; par exemple il dit : « J'avertis d'avance, ainsi que je l'ai déjà fait au commencement de cet ouvrage, que j'ai suivi les relations les plus exactes et les plus authentiques; celle du Cousin Jacques m'a beaucoup aidé et je m'en suis fait certifier les faits par quelques-uns des braves citoyens, qui se sont signalés dans cette expédition et qui m'ont fait l'honneur de venir chez moi pour me donner des renseignements certains (2). »

Les détracteurs de la Révolution, entre autres M. F. Funck-Brentano (3), ne craignent pas d'aller chercher des arguments jusque dans les œuvres de Restif de la Bretonne, pour essayer de démontrer que cette glorieuse insurrection parisienne fut une orgie sanglante et le triomphe de la canaille. Dans un ouvrage publié à la fin

(i) Les principaux événements de la Révolution de Paris et notamment de la semaine mémorable représentés par figures avec un précis lapidaire, historique^ fait sur les extraits et les rapports les plus authentiques suivis de la liste alphabétique des citoyens qui se sont distingués au siège de la Bastille, par M. Ducray du Minil, membre de l'académie des Arcades de Rome. Ouvrage présenté à M. le marquis de La Fayette.

Paris, Maradan, 1789, in-S», 187 p.

{2) Le précis historique finit avec l'installation de la famille royale à Paris, le 6 octobre 1789 et il a sans doute été rédigé peu de temps après. '

(j) Revue historique, t. XLII, p. jo6, jo8.

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