ACTE II, SCfeNE II
{BUaiBX prttente a Eudoxie tin coffret oii eit renfermle la chatne d'or incrmtee de pierres prlcieuses.)
EUDOXIE, la regardant.
tihl ejsel feu ! quel eclat!... ce travail que j'admire I6-* dione du heros pour qui je le choisis.
ELEAZAR, a demi-voix.
Trwte mille florins !.... je n'en puis rien deduire.
EUDOXIE
(Avec tendresse.) Qu'importe!... C'est pour lui !...
£l£azar, a part.
Vive un cosur bien epris !
Le commerce et les arts y trouvent benefice !
LEOPOLD
Non rien n'egale mon supplice !
ETJDOXIB j donnant un cachet a Eleazar. Tenez, vous graverez son blason et le mien; Et puis dans mon palais, demain.... songez-y bien , V /us me I'apporterez.
ELEAZAR.
Que mes mains soient maudites Si j'y manquais!
EUDOXIE
Oui, je veux que demain, Aux yeux de lempereur dans un pompeux festin , Cejoyan soit offert au vainqueur des Hussites ; Et je pretends moi-meme, en gage de ma foi , Le placer sur ce coeur qui ne bat que pour moi.
ENSEMBLE
EUDOXIE
Ah ! quel feonheur extreme , Et quel doux avenir!
Ce soir, celui que j'aime Enfin va revenir!
LEOPOLD , a droite.
O desespoir extreme!
O funeste avenir! En horreur a moi-m£me A quel Dieu recourir !
ELEAZAR.
Ah ! quel bonheur extreme, Et pour moi quel plaisir!
Ces ecus d'or que j'aime Chez moi vont revenir !
*,lidiar reconduit Eudoxie jusqu'a la porte et jasque dans la rue.)