scEne III
KOPOLD; RACHEL , entr'ouvrant doucement la porte a gauche.
RACHEL , regardant antour d'elle.
Alon pare n'est plus la ! je veux enfin connaitre Quel mystere...
LEOPOLD
Silence! il va rentrer peut-Atrer
Et je ne puis maintenant... maig ce soit... Cette nuit... seule, ici... dans ta demeura, Consens a me recevoir!
RACHEL
Qu'oses-tu dernander?
LEOPOLD
Tu veux done quejemeui*.
RACHEL
Qui , moi ?... grand Dieu !
LEOPOLD
Wai-je done plus ta foi, Ton amour, tes serments ?... et je meurs loin d« toi Si tu me refuses...
RACBEL , avec anxiete.
Que faire?...
LEOPOLD, a demi-voix,
Tu m'attendras?...
RACHEL , avec effroi et voyant rentrer Eieaiar. Mon pere !... le voici !
LEOPOLD , de meme.
Tu m'attendras?
RACHEL, hors d'elle-mlme.
Eh bien ! oui.
SCfcNE IV.
LES PrECEDEKTS ; ELEAZAR, rentrant et voyanl
Raahel qui s'eMoigne vivement de Leopold. II s'avanoe entr« eux deux, s'apercoit de leur trouble et les examine quelqu; temps l'un et 1 autre d'un regard soupconneux.
ELEAZAR , a part.
Quel trouble a mon aspect!... d'ou vient que vers la Leurs yeux restent baisses ? [terre
(Haut a Leopold.)
II est tard !... adieu , frere !
Rentre chez toi ; qu'un doux repos
Te delasse de tes travaux.
(A Rachel.)
Toi , ii.*on enfant, approche, et par moi sois benie.. Ah ! <jue ta main est froide !... et ne puis-je savoir?.^ ( II se retourne vers Leopold , qui , en sen allunt , adresse a Hfh
chel un signe d'intelligence dontEleaxar s'apercoit.) Ne t'en va pas encor, Samuel ; ton coeur oublie De redire avec nous la priere du soil .
TOUS TROIS : Eleatar d'une voii ferme , et les tatrsw tremblant.
O Dieu de nos pere*, Toi qui nous eclairea, Parmi nous descends!
O Dieu de nos peres, Cache nos mysteres A l'oeil des mechants!
ELEAZAR , regardant L«opoU.
Si trahison ou perfidie Osait se glisser parmi now, Que sur le parjure ou limpta S'appesanhase ton courroam!
TW3 TROIS.
O Dieu de nos peres ,
Toi qui nous eclaires, etc.
| Snr la ritournelle , El^azar reconduct Leopold jusqu' a la porte de la rue, revient a sa fille qu'il embrasse, et rentre dans son appartement en jetant sur elle des regards inquiets.)
sc£ne v.
RACHEL, seule.
£es sons religieux de la priere sainte Ont reropli tous mes sens de remords et de craintel Ah ! qu'ai-je fait? devais-je y consentir?