CHAPITRE DEUXlÈxME L'Or
Les Juifs oïit fidèlement i*elenu cette sentence de TËcclésiaste, qui est la constatation pratique d'un fait malheureusement trop réel : € Pecuniœ obediunt omnia : Tout obéit à l'ar- € gent. »
Us sont incontestablement les rois de la finance, et par la finance, ils sont vraiment « les rois de € Tépoque. »
— Yille vénale I s*écriait Jugurtha franchissant le seuil de Rome, cette république si fière, dont les sénateurs et les consuls habitués au pillage du monde avaient si souvent abaissé leur àme devant l'or qu'il leur avait fourni ; ville vénale 1 que ne se trouve-t-il un marchand assez
.ytoogk
riche pour l'acheter! Aujourd'hui ce marchand existe.
Maître de l'or, le Juif est le maître de tout. L'or possède le monde, car quelle est la chose, quel est l'homme soustrait aux fortes et austères influences de la religion, qui n'ait point son tarif de vente ? et le Juif possède l'or (1).
Ne remontons point dans la nuit des temps ; laissons de côté ce prince de l'usure des anciens temps, ce Juif dont Micheleta écritj: « Au moyenne âge, celui qui sait où est l'or, le véritable alchl- « miste, le vrai sorcier, c'est le Juif, ou le demi- « Juif, le Lombard ; le Juif, l'homme immonde ; « l'homme qui ne peut toucher ni denrée, ni « femnje qu'on ne les brûle ; l'homme d'outrage « sur lequel tout le monde crache, c'est à lui « qu'il faut s'adresser 1 Sale et prolifique nation I « Mais ils ont résolu le problème de volatiliser la « richesse. Aflûranchis par la lettre de change, ils « sont maintenant libres! Ils sont maîtres I De « soufflets en soufflets, les voilà au trône du
monde t »
A peine la Révolution les a-t-elle émancipés
(1) Le Juif achète tout. Elisée Reclus rapporte, dans aa Géographie universelle, que Cromwell agita la question de vendre toute Tlrlande aux Juifs, moyennant une rente annuelle de cinquante millions de francs.
qu'ils se précipitent à la curée. Ils jouent le principal rôle dans ce pillage du garde-meuble, si obscur encore, entouré de tant de mystères. Les diamants de la couronne alimentèrent longtemps le commerce des Juifs d'Allemagne.
Tous les Juifs de Paris étaient dans l'affaire. Nous retrouvons dans les débats les Dacosta^ Lyon Rouef, marchand forain et aubergiste, rue Beaubourg, ainsi que sa femme Leyde, Israël, Aaron Hombergue, les Angles père et fils, qu vendent au Juif Bénédict Salmon une grande quantité de diamants. Ce Salmon avait déjà profité de l'occasion pour acheter cent cinquante mille francs de perles fines.
La France corrompue et trîpotetlse du dilrec toire offrait aux Juifs une riche proie.
« Les Juifs, écrit Capefigue dans son Histoire € des grandes opérations financièfeSy une fois
< Paris ouvert à leurs spéculations, y vinrent de
< toutes parts et y prirent de toutes mains; ils « débutèrent, d'abord timides, par le petit comt merce, la fourniture des chevaux et la petite « usure, l'agiotage Umité sur les assignats : ils
< n'avaient pas encore le pied assez ferme sur le c sol pour oser la banque qu'ils laissaient aux « Genevois ; ils se contentèrent d'acheter les « vieux meubles des châteaux, les reliques des
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« églises, les bijoux confisqués, de prêter quel- « ques louis aux émigrés eu échange de bonnes « valeurs.
« Dans quelques départements,- ils s'étaient « établis sur le sol des cultivateui's, comme des « corbeaux sur leur proie; dans la haute et basse ^ Alsace et dans la Lorraine, ils devenaient maî- « très de la propriété foncière, par des prêts sur « hypothèque et des actes à réméré. A Paris, ils « inondèrent les quartiers autour du Temple, « devenus en quelque sorta leur ghetto. Qu'on les « laissât marcher en liberté, et, dans une période « de temps, ils seraient les maîtres du marché « industriel et de l'argent. »
Le petit sous-lieutenant d'artillerie, devenu soudain chef d'empire, fut frappé du péril que faisait courir au pays l'infiltration incessante dans l'organisme social de la Juiverie, élément de décomposition et de trouble. Un cri de douleur, parti de l'Alsace dévorée par l'usm^e des Juifs, provoqua le fameux décret du 17 mars 1808 qui réglementait avec une juste sévérité la situation et les opérations plus ou moins équivoques des fils d'Israël. Dès lors « le tout-puissant empereur « eut contre lui cette force mystérieuse de la « finance à laquelle on ne résiste pas, même « quand on est Napoléon P% ainsi que Léon Say,
« Ihomme de Rothschild, le déclara un jourinso- € lemment à la Chambre (1). »
« Le futur banquier de la Sainte-Alliance, € Rothschild, montra, lorsque Theuredu dénoue- € ment approcha, une activité sans égale ; la « grandeur même des événements semble avoir « élevé au-dessus d'elle-même cette nature de « Juif peu portée généralement aux actes d'hé- « roïsme.
« Quand le soir tomba sur Waterloo, quand € l'empereur eut essayé en vain d'entrer dans le € dernier carré, Rothschild, qui guettait à Bru- « xelles, fut informé immédiatement de la défaite « par les Juifs qui suivaient l'armée pour ache- « ver les blessés et dépouiller les cadavres. S'il « arrivait le premier, en Angleterre, il gagnait € vingt millions; il courut à Ostende, mais une « tempête effroyable semblait rendre la traversée « impossible. Perplexe un moment devant ces a vagues qui déferlaient avec fureur, le banquier « donna quand même l'ordre du départ. « N'aie « pas peur, aurait-il pu dire au capitaine, tu portes « plusquela barque antique, tu portes l'infortune « de César, et la fortune de Rothschild (2).»
(1) La Fi'ance juive, t. T, p. 327.
(2) Ibid., p. 328.
« Bonaparte était mort, écrit Michelet; du « siècle de fer était né le siècle d'argent par « les emprunts qu'on fit pour la guerre en « pleine paix et pour toute chose. Un Juif in tel- « ligent, Olinde Rodrigues, au nom de Saint- € Simon,écrivit l'Évangile de cette nouvelle reli- « gion.
« Les Juifs, qui jusque-là étaient en répu- « blique, se constituèrent en double royauté. « Les Juifs Allemands, plus tard ceux du Midi, « créèrent deux réservoirs où se versèrent les « capitaux. Tandis que les premiers faisaient les « fonds pour les armées de la Sainte- Alliance, « les seconds se donnèrent au second Bona- « parte. »
« Michelet semble indiquer un antagonisme « ou du moins une rivalité. En réalité, la c paix avait été signée sur les ruines de la « France entre les Juifs des deux cités ; toujours « d'accord malgré les oscillations apparentes de « la Bourse, ils allaient monopoliser l'argent de « l'univers. Peuples et rois n'étaient plus que « des marionnettes dont les Juifs tenaient les « fils. Les nations s'étaient battues jusque-là « pour la patrie, la gloire, le drapeau ; elles ne se « battront plus désormais que pour enrichir
LA JUIVERIE. 3i
« Israël, avec la permission dlsrael, et pour la « seule satisfaction d'Israël (1). »
Avec ravènement des Rothschild, cette dynastie sortie de la Judengasse de Francfort, où elle rognait des ducats, et qui maintenant de son coffre-fort, comme d'une citadelle, allait gouverner le monde, commença pour la Juiverie une ère de prospérité et de gloire. Après la bonne opération de T'V^aterloo, le compte de liquidation, auquel aboutissait le formidable mouvement de vingt ans ^Q batailles, enflait singulièrement la bourse de Rothschild. « Centralisant entre ses € mains toutes les créances particulières d'AUec magne et d'Angleterre, Rothschild metjtait en € même temps des fonds à la disposition du € gouvernement français ; il fournissait l'argent € qu'il réclamait, et réclamait l'argent qu'il four- « nissait... Sous la pression de ce Schylock € serviable, la France dut payer jusqu'au der- « nier sou les réclamations les plus impro- € bables, les réparations les plus fantastiques, € les dettes les plus chimériques. Tout ce « que des armées de un million cinq cent mille « hommes avaient pu causer de dommages réels « ou imaginaires dans leur promenade à travers
(1) La France juive, 1. 1, p. 329.
3i LA Jl'lVEniE.
« TEurope, revenait à la Restauration, mais « grossi par la crasse des mains des Juifs subal- « ternes, par lesquelles ces créances avaient « passé avant d'arriver aux mains déjà plus < propres, mais toujours aussi avides, de Roths- « child (1). »
Grâce à ces trafics, James de Rothschild, qu
s'était déjà installé rue de Provence, n'était plus
le petit compagnon d'autrefois. Devenu baron
autrichien par la grâce de M. de Metternich, il
commençait à être une manière de personnage.
Les Juifs d'outre-Rhin, qui commençaient à
prendre pied à Paris, s'habituaient à regarder la
maison Rothschild comme la maison mère du
judaïsme français, t Avec l'esprit de solidarité
« qui anime la race, les Rothschild aidaient les
« nouveaux arrivants, leur fournissaient des
« fonds pour faire la petite usure, en même
« temps ils recevaient d'eux de précieux rensei-
c gnements et organisaient cette police qui est
c sans égal dans le monde entier (2). »
Avec le gouvernement de Louis-Philippe le règne du Juif s'étend et s'affermit. En réalité, Rothschild fut le premier ministre de la inonarchie de Juillet, et il garda immuablement cette
(1) La France j'uive^ 1. 1, p. 334.
(2) Ihid , p. 337.
LA 4UIVERIE. '^'^
place sous 4$s présidents de conseil changeants. « Comme le dit Toussenel, il n'y avait plus de « royauté en France et les Juifs la tenaient « asservie. » Une indignation patriotique souleva le cœur d'un homme, qui n'est ni un jésuite ni même un chrétien, du fourriériste Toussenel, et lui inspira un chef-d'œuvre impérissable : Les juifs rois de Vépoque. Lisez cette page admirable où le généreux écrivain met sous vos yeux vivante et agissante l'exploitation juive. « Le roi peut « bien nommer aux fonctions d'officier et de juge, « à des emplois dont les titulaires jouissent d'un « traitement de douze cents à trois mille francs ; « mais tous les emplois élevés ou lucratifs de « France, voii*e ceux de la magistrature, sont à la « nomination des juifs. C'est le Juif qui distribue « les recettes générales à ses pieux serviteurs, « et destitue les receveurs généraux qui le « gênent. Le Juif, possesseur exclusif de l'admi- « nistration des transports par tout le royaume, « aura bientôt, à lui seul, plus d'employés que « l'État.
« Une influence énorme, un pouvoir déjà « redoutable émane des Juifs et se fait sentir au « loin. Le roi lui-même, sans leur concours, ne « fait pas les traités. Je défie le roi et les € Chambres de faire un traité d'aUiance doua-
« nière, un traité de coton, de houille, de fer, < dont les Juifs ne veuillent pas t Anzin n'a pas « voulu de la réunion de la Belgique à là France, « et celte réunion n'a pas eu lieu...
« Qui tient le monopole de la France et celui € des transports, les deux bras du commerce? — « Le Juif. — Qui a le monopole de l'or et du € mercure? — Le Juif. — Quia le monopole des € annonces? — Le saint-simonien, valet du € Juif... Si l'air pouvait s'accaparer et se vendre, € il y aurait un Juif pour l'accaparer et l'ache- « ter... Pourquoi, dans la question des sucres, € avoir écrasé notre commerce maritime et nos € colonies? Parce que dans la question des € sucres tous les intérêts nationaux ^ont en € opposition directe avec les intérêts de la cote- « rie des raffineurs, etc., etc., — qui tiennent à « la haute banque, et que les Chambres et le « Pouvoir ne surent se préoccuper que d'une « chose : bien mériter des puissances flnan- « cières (1). »
Il faut lire, dans ce livre vengeur, le récit de l'étrange marché obtenu en vue de la construction et de l'exploitation du chemin de fer du Nord par Rothschild. Sur cent soixante millions à dépen-
(1) Xes Jtit/Js rois de V époque, passim.
ser, l'État en dépensait cent et prenait à ses frais l'achat des terrains, les travaux de terrassement, etc. M. Rothschild n'avait qu'à poser les rails et à se pourvoir du matériel ; dépense soixante millions. En retour de ces soixante millions, il avait la jouissance pendant quarante ans du chemin de fer du Nord, dont les bénéfices nets, qui sont depuis montés à des taux si élevés, étaient évalués dès Jors par les intéressés euxmêmes, à quinze millions par an. L'indignation publique rendit impossible la conclusion du traité tel quel. Pendant ce temps, on lisait dans le Journal des Débats, cette phrase digne de passer à la postérité la plus reculée : « M. de Rottischild sollidte la permission de se « ruiner. »
Ainsi s'élevait pierre à pierre l'édifice de cette féodalité financière dont la main de Toussenel a tracé un si terrible tableau :
c La féodalité industrielle, ou financière^ ou « commerciale, ne repose ni sur l'honneur ni sur « les honneurs, comme la République et la « Monarchie de Mpntesquieu. Elle a pour base le < monopole commercial, oppresseur et anar- « chique. Son caractère, c'est la cupidité, cupidité € insatiable, mère de l'astuce, de la mauvaise « foi et des conditions. Toutes ses institutions
3fi LA JUIVERIE.
« portent le cachet de l'accaparement, du men- « songe et de l'iniquité.
« Si le despotisme monarchique n'abat que les « superbes et respecte les humbles, il n'en est « pas ainsi du despotisme du cofiTre-fort.
« Celui-ci envahit la chaumière du pauvre
< comme le palais des princes ; tout aliment con- « vient à sa voracité. Comme le mercure subtil « qui s'insinue par sa pesanteur et sa fluidité à « travers tous les pores de la gangue pour s'em- « parer des plus minimes parcelles du métal « précieux qu'elle renferme ; comme le hideux
< ténia, dont les anneaux parasites suivent dans « leurs circonvolutions tous les viscères du corps « humain, ainsi le vampire mercantile fait courir « ses suçoirs jusqu'aux ramifications extrêmes de « l'organisme social pour en pomper toute la « substance et en soutirer tous les sucs.
c Le ton, sous le régime de la féodalité d'argent, « c'est l'égoïsme qui cherche vraiment à se dissi- « muler sous la marque d'une philanthropie hypo- « crite.
€ Sa devise est : Chacun pour soi.
« Les mots de patrie, de religion, de foi n'ont 9 pas de sens pour ces hommes qui ont un écu « à la plac deu cœur.
« Une patrie, les marchands n'en ont pas.
« Ubi auruniy ibi patria. La féodalité indus- « trielle se personnifie dans le Juif cosmopo- « lite. »
Le coup de foudre de 1848 effraya le premier baron de laJuiverie. Le juif Goudchaux s'introduisit sournoisement comme ministre des finances dans le gouvernement provisoire, et il sauva ia banque des frères et amis. Rothschild reprit le cours des affaires ; il traversa l'empire honoré, respecté, malgré que ses sympathies notoires fussent restées à la maison déchue d'Orléans, et sous la troisième république, cette famille plus que royale possède ostensiblement trois milliards rien que pour la banque française, trois milliards qui ne restent pas oisifs et qui jetés habilement dans la balance emportent tout à la Bourse, dans le inonde, dans la presse, dans la politique. Ces trois milliards comment sont-ils venus aux Rothschild qui, dit-on, en 1812, n'avaient pas plus d'un million? Ils n'ont fait aucune invention, ils n'ont découvert aucune mine, ils n'ont défriché aucune terre. Ils ont spéculé. Ah ! le beau mot, c'est-àdire ils ont prélevé ces trois milliards sur la substance des nations à l'aide d'un mécanisme ingénieux admirablement organisé pour drainer et pour pomper l'argent. En vérité, l'on a eu raison de le dire : « Les mains hébraïques ont je ne
« sais quelle vertu mystérieuse qui attire Tor, « comme raimant attire le fer. »
A côté de ce portrait largement exquissé, il faudrait, pour compléter la galerie, peindre les Pereire, les Mirés, les Gamondo, les Fould, les Bischofifeheim, les Dreyfus, les Hirsch et tant d'autres... U faudrait dire les 'exploits de la banque juiye et judaïsée cosmopolite ; il faudrait raconter leurs entreprises épiques, l'enjprunt de Honduras, le Crédit foncier tunisien, les tripotages financiers annexés à Texpédition duTonkin, surtout l'orgie juive qui bat son plein avec ki dictature de Gambetta. Mais il faut se borner. l\ nous est impossible cependant de ne pas dire un mot de cette singulière affaire du Crédit général français qui a fait quelque bruit. L'on dit qu'il y a pour les naïfs souscripteurs une légère perte de cinquante millions dans cette affaire patronnée et gouvernée par haut et puissant seigneur d'Erlanger, Juif déguisé en protestant. Après bien des remises, après des multiples incidents de procédure, la cause est enfin venue devant le tribunal de police correctionnelle de la Seine. Reproduisons textuellement quelques phrases du réquisitoire du substitut, M. Ghérot :
« Au surplus des contraventions à la loi sur . « les sociétés, au surplus des contraventions à
l'article 419, est-ce bien là tout ce qu'on peut t reprocher à MM. Erlanger et Berthier frères? c Les contraventions, si elles existent, suffisentï elles à expliquer la situation du Crédit genèse rai français et sa ruine complète? On a, vous K dit-on, distribué des dividendes fictifs. Soit, a mais le capital du Crédit général français « devait se trouver diminué seulement des quelle ques millions distribués en trop, et le Crédit « général français est ruiné. On a agité, spé- € culé sur les actions et fait monter ou soutenu « frauduleusement les cours. Soit, mais ces « cours, qui auraient été élevés frauduleusement « jusqu'à sept, huit, neuf cents francs, devraient, « maintenant que la spéculation a cessé, se « retrouver au taux d'émission, et les actions du « Crédit général français valent actuellement « soixante francs. Les distributions de dividendes « fictifs, les spéculations sur les actions, si elles « existent, ne sont donc pas la cause ou du « moins la seule cause de la ruine du Crédit € général français. Cette cause, quelle est-elle? « Le Crédit général français a succombé, parce « que, par suite d'un concours frauduleux, « MM. d'Erlanger et Berthier frères ont réussi € à s'en emparer, l'ont saturé, suivant l'énergique « expression de l'expert, de valeurs majorées
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« dans des proportions formidables, Font ainsi « complètement discrédité, et en le discréditant « l'ont ruiné par là même. »
Telles sont les accusations qui tombent des lèvres d'un substitut de la république! Telles sont les mœurs, les pratiques que ce réquisitoire met en lumière ! Telle est la source à laquelle se forme, s'alimente, se grossit démesurément cette richesse capitaliste, qui assure àVesprit juif, à la rapacité financière des agioteurs modernes la domination sur le travail. Les juges ont condamné les frères Berthier à six mois, un an de prison et trois mille francs d'ameïide ; ils ont sans doute été très heureux que leur conscience leur permît de ne pas infliger une semblable flétrissure à M. d'Erlanger, bien qu'un de leurs considérants déclare sa conduite coupable et néfaste dans les affaires de la société. Et maintenant ne sommes-nous pas en droit de dire avec Toussenel : « Les travailleurs qui s'exténuent et « meurent à la peine, sur les trois quarts de « la superficie du globe, travaillent pour enrichir « quelques millions de nababs fainéants de Buda, « d'Amsterdam et de Londres ?» Et encore !
« Le Juif a frappé tous les États d'une nouvelle « hypothèque, et d'une hypothèque que ces États « ne rembourseront jamais avec leurs revenus.
« L'Europe est inféodée à la domination d'Is- « raèl... Jérusalem a imposé le tribut à tous les « États ; le produit le plus clair du travail de « tous les travailleurs passe dans la bourse des « Juifs sous le nom d'intérêts de la dette natio- « nale (1). »
(1) Cette affaire, vraiment épique, vient d'avoir son dénouement devant la Chambre des appels correctionnels delà Cour de Paris. L'extrait suivant de l'arrêt mérite d'être encadré :
« En ce qui touche l'escroquerie :
ce Considérant que si l'examen approfondi des faits de la « cause révèle chez les prévenus des habitudes de spécula- « tion sans scrupule, et plus particulièrement chez l'un d'eux « un esprit de lucre habile à disposer toutes choses en vue « de son intérêt personnel, en laissant peser sur d'autres la « responsabilité des entreprises qu'il a en réalité conçues et « dirigées, il est constant que le délit d'escroquerie ne peut « exister qu'à la condition que des remises de fonds aient été « obtenues à l'aide de manœuvres caractérisées; qu'il résulte « de ce qui précède, que les faits invoqués par les parties « civiles, ou bien ne sont pas bien établis, ou bien ne préce sentent pas le caractère de manœuvres délictueuses ; que « le délit ne peut donc être retenu. »
Suit l'acquittement pur et simple de tous les prévenus, et la condamnation des actionnaires aux frais et dépens.
Humbles mortels, taisez-vous et comprenez si vous le pouvez I...
Malheureux actionnaires, payez, et apprenez ce qu'il en coûte de s'en prendre au seigneur Erlangen (dit Erlanger).