Berthélemy, op. cit., p. 997, note
cice du recours hiérarchique ne peut pas le faire artificiellement revivre. On avait tout d’abord pensé le contraire *, mais le Conseil d'Etat est revenu sur sa jurisprudence dans le célèbre arrêt Bansais (13 avr. 1881, D. P. 82.3.49), et depuis, y a persisté très fermement (14 janv. 1887, Union des Gaz, Rec. Cons. d’Et., p. 43 ; 14 mars 1890, Ville de Constantine, Rec. Cons. d’Et, p. 293).
Bien entendu, si l’autorité hiérarchique, au lieu de confirmer la décision attaquée devant elle, soit implicitement par son silence, soit explicitement par un arrêté de rejet, la réformait, il y aurait là une décision nouvelle que les intéressés pourraient attaquer au contentieux dans les délais ordinaires, même si le recours hiérarchique n’a été formé qu’à l’expiration des délais du recours contentieux. Ceci présente un intérêt particulier dans le cas où la décision du supérieur hiérarchique aggrave, en la réformant, celle de l’autorité subordonnée ?.