Aëyo DE ofov év pév Taic Onpoxpatiars xüproc à Afuoc
Aristote, Politique, 1. III, ch. IV, $ 1, « Dans la démocratie le peuple est souverain. » V. Summer Maine, Essais sur le Gouvernement populaire, trad. franc., Paris, 1887, le ch. II : « Nature de la démocratie; Scherer, La démocratie et La iraïce, Pais, 1884, et Ch. Benoist, Sophismes politiques de ce temps, Paris, 1893, p. 62.
2. La Démocratie était basée sur la majorité : Voir [«’Aptorotéhouc moAtreœv, BBA. ZT’, xep. «', 6] ‘Ynodeoi uév oùv Tÿc Onuoxparixñc molrteluc éAeubepla…. HAeuOeplac dé Ev mév td ëv uéger épysoat xal &pyerv Hal ydp To dlkarov TÜ Onmorrxôv TO loov Éyeuv ÉoTi xar’ &pubuôv...... xbproy dé Tô roc mhcloot J6Eœv .»
« La liberté est le principe de l'Etat démocratique. Le premier caractère de la liberté est l'alternative du commandement et de l’obéissance; dans la démocratie, le droit politique est l’égalité d’après le nombre. et la décision souveraine doit appartenir à la majorité (Aristote, Politique, L. VI c. 16)
« Afxouov y&p amopaivolar uév Éxastov & Goxet TÔ xouwvüdc ouvoioev, Tel- Beotlou Dé roic 06 Tüv mActévEV xpudetortvy » [Atovdotos à ’Alxapvacebs, XITLVE, 54 ;
« Il est juste que chacun puisse dire ce qu'il eroit avantageux à l'Etat; mais ensuite, il faut obéir aux décisions de la majorité » (Denys d’'Halicarnasse, XI L., VI, 5). Thucydide montre la même confiance à l'égard de la majorité : « « xpivar &v dxoboavrac dpuota Tobs moAdoûs », L. VI, $ 39.
« La majorité, aprèsavoir entendu les orateurs, est la plus capable de juger,»
Platon et Socrate ont assez de dédain pour l'opinion de la foule des«roXol»
Le grand nombre n’est nullement une autorité aux yeux du philosophe : &AA& Ti huiv, © paxdpuw Kpirov, bre Tic Tév roy D6Ën péAE,» Criton, G 44 «Mais, mon cher Griton,que nous importe l'opinion du grand nombre? »
quelconque de la puissance publique n’eût pas, par exemple, le droit aussi bien de prendre une mesure d'administration que de rendre un jugement *.
Il est vrai que la liberté? publique trouvait d’autres garanties : la responsabilité des magistrats, le droit de veto ou d’intercession dont ils étaient armés les uns à l'égard des autres, et, par-dessus tout, la participation des citoyens, à l’exercice de tous les pouvoirs *.
1. Platon, Lois, VI, p. 767 A: « Ilévra &pyxovra dvayaaiov xal GixaoThV | elvar Tivv. »
Ciceron, De legibus, III, 3 : « Omnes magistratus auspicium judiciumque habento. » Les jurisconsultes romains désignaient les attributions des magistrats sous les noms d’imperium, jurisdictio et jus edicendi.
Une argumentation en faveur de la souveraineté du peuple se trouve dans Antigone de Sophocle, V, 734-739 : KPEQN : rôduc, yip uv Qué xph Téooewv épet : AIMON : rüks ydp oùx éo0’fruc dvdpdc Éof’évéc. KPEQN : Où vod xparodvos nôkc vomiterau AIMON : Kalc épnunc Y'äv où YA oxoic HV.
(Greon : « Est-ce donc le peuple qui me dira ce que je dois ordonner?» Aemon : «Iln’y a pas d'Etat qui appartienne à un seul homme. » Creon : « L'Etat n'est-il donc pas réputé appartenir au souverain? » Aemon : « Tu gouvernerais bien étant seul un pays désert. »)
«"Q Aîue, av y'Éyerc dpynv, ÔTt névres vOpwror dedlaot o’donEp vÈpX TUPAUVOV. »
Aristophane, Les Chevaliers (inrñc), vers 1111-1114 : « O Peuple, tous les hommes tremblent devant toi comme devant un Roi tout-puissant (Topœvvov), » Comp. v. 1329 et suiv. : 4« 7 Qrai Amapal ual ioctépavor nat douthAhaotor *AOvor, Dellare vèv Tov Ts “EAddoc ouiv xal Tic yic Thode uôvapyov.,. yatp” & Puorred Tüv ‘EAivov. »
«O noble et enviable Athènes, couronnée de violettes, montre-nous le monarque souverain dece pays et de laGrèce entière... Salut, roi des Grecs.» Aristote dit aussi que le peuple peut devenir un vrai monarque « Mévæpx06 à Afuoc ». Pol. IV, IV, 5.
2. « Ynébecig pév obv ris Onuoxparixis mokrelucs EevOepla. 'EAeueplac DE Ev pév té Ev uéper Gpyeodoi nat &pyev ; xl Yhp 16 Blxauov T6 Onuotuxiv TO Toov Éyeuv Éott xar'apuÜuôv AA uh xat'éElov. »
Aristote, Politique, L. VI, ch, Ier, SG.
Tout le monde connaît la traduction de la Politique d’ Aristote de Barthé lemy Saint Hilaire, Paris, 1837, en deux volumes. V. aussi le livre de R. Dareste, La science du Droit en Grèce, Platon, Aristote, Théophraste, Paris, 1893,.p..216, 295:
3. Le gouvernement alternatif de tous sur chacun et de chacun sur tous «Aristote, Politique, L. VI (7) c. 1, 8 : « Té &pyeuv révrac uév Éxdorou Exaotov d'é) (io né/twv. » (Polit. L, VI (7) c. 8).